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 L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!

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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 08:40

QUARANTIEME PARTIE : Henri tout seul !

......Plus d'ami, plus d'amour, plus de sortie en club ou de restos, Henri se retrouvait vraiment seul, et assez désespéré, bien qu'il les rencontrait de temps en temps, les coiffeurs ne venaient plus au Bois-le-vent. Il se mit à fond dans son boulot, mais les soirées et les jours de repos étaient très durs pour lui, "si seulement Jacques était là !"
......Le soir, à la fin de son service, avant de rentrer à l'hotel, il restait plus de temps au bar voisin avec les autres garçons de café et c'était souvent qu'il rentrait se coucher un peu alcoolisé. Le samedi, il allait, tout seul, au resto et passait son après-midi dans 2 ou 3 cinémas et le dimanche  pendant sa coupure il allait sur la pelouse du champs de courses d'Auteuil, jouer sur quelques chevaux. Mais malgré tout, il s'embêtait et était triste.
......Au travail, cela allait très bien, maintenant Henri connaissait bien son travail. Les patrons étaient gentils, et malgré le boulot, Henri et eux rigolaient bien, le reste du personnel était aussi sympa, Yvette la serveuse avait son caractère mais elle était gentille, elle râlait souvent après Henri quand il arrivait qu'il ne lui passe pas ses commandes assez vite, mais Henri apprendra plus tard, que c'était pendant le stress du "coup de feu", et qu'elle ne lui en voulait pas personnellement, (à ce sujet, une petite anecdote; un soir, Yvette commande à Henri un quart de rouge, celui-ci était posé sur table dans des petits cruchons en grès de 25 centilitres, comme il n'y en avait plus de prêt, Henri commence à déboucher un litre de vin, malheureusement le goulot était fêlé en biseau, en sortant le bouchon le morceau de verre étant resté collé sur celui-ci a tailladé le doigt de Henri, sur le coup il n'a pas, spécialement, eut mal la coupure étant nette. Comme il mettait, à l'aide de madame Agathe, un torchon propre pour arrêter le sang, Yvette, qui n'avait rien vu, demande, enervée, à Henri; "et mon rouge, ça vient?", ce à quoi, Henri répondit en montrant sa main; "deux minutes, il coule", ensuite, Henri a couru à la pharmacie de la Chaussée de la Muette se faire soigner.). La petite serveuse remplaçant Jacques, faisait son service correctement. Le plongeur kabyle était très sympa et discutait beaucoup avec Henri, quant au cuisinier, un espagnol qui habitait un appartement, avec son épouse, au dessus du restaurant invitait de temps en temps Henri à déjeuner les jours de fermeture. Tous les dimanches midi, les parents du patron, monsieur Laurent, qui tenaient une grande pâtisserie, venaient déjeuner avec tout le personnel du resto en apportant des gâteaux pour tout le monde. Henri n'avait pas à se plaindre de ce coté là.
......A une époque, pendant quelques temps, jusqu'à ce que monsieur Laurent leur demande d'arrêter, madame Agathe et Henri se parlait comme les "meveilleuses" et les "incoyables" du 18ème siècle, c'est à dire; sans prononcer les R. C'était amusant, mais au bout d'un moment cela énervait un peu le patron. Quelques fois, quand il n'y avait pas grand monde, ils faisait des mots croisés ou des mots flêchés. Henri avait lié symphatie avec 4 ou 5 messieurs qui venaient tous les soirs à l'apéritif, tous étaient retraités et assez âgés. L'un de ses messieurs, ne vivait que par ses actions en bourse, il demeurait tout près dans l'ancienne gare se trouvant rue de Boullainvilliers, celle-ci ayant été transformée en villa d'habitation. La cave de cette personne était fermée, comme dans les banques, par une porte blindée. Les 5 vieux amis y ont emmené, 2 ou 3 fois, Henri, et c'est dans cette cave que Henri a bu des vins millésimés, comme il n'en reboirait surement jamais.
......Pendant un moment, tous les soirs, venaient diner un couple d'homosexuels, un français et un américain, ceux-ci demeuraient un appartement non loin de là. Âgés d'une cinquantaine d'années tous les deux, ils étaient très gentils et discutaient volontier avec Henri, sans qu'il n'y ait quoi que ce soit d'ambigu. A force de parler, Henri finit par savoir que ces deux messieurs possedaient un yacht et passaient, régulièrement, 6 mois en France et 6 mois à Miami en Floride.
Un jour, le français propose à Henri de travailler pour eux comme "barman" sur leur bateau, ce qui supposait qu'Henri passerait la moitié de l'année en France et le reste aux U.S.A. Bien sur, Henri était assez tenté par la proposition, deux choses lui ont fait peur, il ne parlait pas anglais, et surtout il ne savait pas nager, deux excuses bien faibles mais assez grandes pour qu'Henri refuse. Peut-être aurait-il dû accepter, sa vie aurait surement changer et été autre qu'elle ne l'était....Mais, ça, il ne le saura jamais.
......Dans le restaurant, outre la petite trappe qui ne laissait passer qu'un homme pour aller du comptoir à la cave, il y avait dans la salle une grande trappe par laquelle on pouvait descendre les caisses de vin, de boissons et les fûts de biere. Cette trappe était une grande porte d'environ 1 mètre 30 sur 90 centimètres, en fer et carrelée comme le reste de la salle de grands carreaux de céramique. Cette trappe était très lourde, et seuls les hommes avaient le droit d'y toucher. Un matin, après une livraison, la porte de la trappe était resté ouverte, comme cela gênait pour dresser les tables, la petite serveuse remplaçante a voulu la refermer toute seule sans demander l'aide  de Henri, du patron ou des hommes de cuisine, a-t'elle laché la poignée ou la porte s'est'elle refermé trop vite, toujours- est'il qu'elle a voulu la retenir de son autre main et que la porte s'est, violemment, refermé sur ses doigts. A son hurlement, Henri s'est précipité et a ré-ouvert la trappe, deux doigts, bien que tenant encore, étaient coupés, monsieur Laurent, le patron a rapidement mit la serveuse dans sa voiture et l'a conduite à l'hôpital. Le Bois-le-vent n'a jamais revu la serveuse. Le service de midi s'est fait avec, seulement, Yvette et madame Agathe. Après le service, madame Agathe a appelé le "bureau" pour avoir une nouvelle serveuse en extra le lendemain.
......Le lendemain-matin, vers 9h30/10h, alors que madame Agathe et Henri se demandaient si il y allait avoir une extra, et comment elle sera, celle-ci est arrivé, Henri ne savait pas comment elle travaillerait, ni si elle resterait, mais toujours est'il qu'il a été content de voir entrer une belle jeune femme.....rousse, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Celle-ci a fait un service impeccable, et comme la place était pour un temps indéterminé (Jacques ayant toujours sa place) elle décida de rester.
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 08:42

QUARANTE-ET-UNIEME PARTIE : Henri, dragueur ?

......Le lendemain-matin, la nouvelle serveuse était là, puis tous les jours. Sur le comptoir il y avait, comme dans tous les bars, une pompe à bière, les poignées qui servaient à actionner la pompe étaient représenté par des boules rouges, et tous les matins, quand la serveuse arrivait, Henri se mettait derrière la pompe, la boule rouge à hauteur du nez, ce qui faisait qu'elle était accueillie par un serveur au "nez de clown", ce qui faisait rire, les éventuels clients déjà au bar, mais le but de Henri étant surtout de la faire rire, elle, ce qui ne manquait pas d'arriver. Puis il lui faisait son café, avant qu'elle ne commence son travail.
......Cette jeune femme se prénommait Martine. Quelques jours après son arrivée, à l'heure de la coupure, Henri lui proposa d'aller prendre un verre dans un café de la Chaussée de la Muette, ce qu'elle accepta volontier. Ils sont donc allé se désaltérer, puis la Chaussée de la Muette étant limitrophe du bois de Boulogne, il décidèrent de s'y promener un peu en attendant la reprise du service. Ils marchaient donc tranquillement en discutant sous les arbres du bois, au bout d'un moment, Henri décide (dans son for intérieur) de laisser son reste de timidité dans sa poche et prit Martine par le cou, en continuant à marcher et en attendant la réaction. Deux possibilités se présentaient: au pire, elle gifflait Henri et partait et au mieux.........Ce fut "au mieux" à la grande joie de Henri. Quelques baisers, puis l'heure de reprendre le travail est arrivée, un peu trop vite.
Henri aurait bien voulu qu'ils se voient un samedi, jour de repos, mais sa fortune ne lui permettait pas de faire des folies. Il cherchait un moyen, et s'il l'invitait, serait-elle d'accord ???
......Au Bois-le-vent, une fois par semaine, il y avait un jeune infirme qui passait et qui vendait des "dixièmes de la Loterie Nationale". Il était très gentil et tout le monde savait qu'il demeurait chez sa mère et que ce qu'il gagnait les aidait à vivre, aussi, tout le restaurant lui prenait des billets, ainsi que certains clients. Un jour, il est arrivé et Henri, qui en général ne lui prenait qu'un billet, ce jour là lui en acheta 5, histoire d'augmenter ses chances. Grand bien lui en prit, car 3 des billets lui ont rapporté près de 500 francs. L'après-midi, toujours à l'heure de la coupure, plutot que se promener, ils sont allé dans la chambre de henri et ce qui devait arrivé...arriva. Avant de retourner au restaurant pour reprendre le service, Henri demanda à Martine, si elle serait d'accord pour sortir au cinéma le samedi suivant, elle a tout de suite accepté et ils ont convenu qu'ils se retrouveraient chaussée de la Muette, le samedi vers 13h30/14heures.
......En dehors de ses vêtements de travail, chemises blanches et pantalons noirs, et d'un jean, Henri n'avait pas grand chose de correct à se mettre pour sortir une jeune femme. Fort de ses 500 francs de la loterie, il est allé chez un marchand de prêt-à-porter, client du restaurant, et à acheté un costume, une chemise, un foulard (pas question de porter une cravate en dehors du boulot), le marchand acceptant d'être réglé en plusieurs fois, puis il est allé s'acheter une paire de mocassin avec des boucles sur le coté (c'était la mode à l'époque), ( anecdote; Arrivé dans sa chambre, Henri essaye ses nouveau vêtement et quand il met les chaussures une des boucles se casse. Henri se réhabille et va chez le chausseur, pour lui montrer le problème. Le vendeur regarde et dit, à la surprise de Henri, "monsieur à peut-être marché avec ???", la surprise passée, Henri répond d'une part; qu'il a essayé les chaussures sur la moquette de sa chambre, donc elle sont propres, et d'autres part qu'il "ne savait pas que les chaussures qu'il vendait étaient des objets de décoration et qu'il ne fallait pas marcher avec", puis a demandé, qu'on lui change contre des chaussures servant, principalement, à marcher).
......Le samedi, à l'heure dite, Martine est arrivée Chaussée de la Muette, et a demandé à Henri ce qu'il comptait aller voir comme film, Henri lui a répondu qu'il ne l'emmenait pas au cinéma, mais au théâtre voir; "La facture" avec Marthe Mercadier. Après la pièce, ils sont allé prendre un verre et sont parti chez Martine. Celle-ci louait une chambre chez une dame, dans le 15ème arrondissement, puis après être resté un bon moment ensemble, Henri est retourné chez lui.
......La semaine a reprit normalement, et Martine et Henri, continuaient leur promenade au bois, ou quelques fois, poussaient jusqu'au trocadéro et la Tour Eiffel. Un soir, en sortant du travail, Martine et Henri sont allé prendre un dernier rafraichissement au bar voisin. Assis à une table, ils discutaient quand Henri dit à Martine qu'il aimerait vivre avec elle. Martine lui a répondu que cela lui plairait, mais qu'il fallait qu'il prenne en compte qu'elle était divorcée et qu'elle avait 3 enfants. Après un instant de silence, elle s'entendit répondre par Henri; "Quand on aime l'arbre, on aime les fruits", cette phrase lui plut à et ils décidèrent de récupérer les affaires de Martine, de les apporter à l'hotel où ils resteraient le temps de trouver un appartement où ils pourraient vivre avec les enfants, qui se trouvaient en pension chez de la famille au Pays Basque pour le garçon et en nourrice chez un couple de la région parisienne pour les deux filles.
......Puis pour mener à bien ce projet, ils ont, bien sur, parlé salaire, quand Martine apprit ce que gagnait Henri par jour au Bois-le-vent, elle lui dit que cela n'était pas normal, elle-même et Yvette, arrivaient au resto, faisaient la mise en place, le service, partait en coupure, recommençaient le soir, débarrassaient, donnaient un coup de balais (c'est la patronne qui lavait par-terre) et partaient avec 200 ou 250 francs après avoir donné chacune 10 francs à Henri, tandis que lui, arrivait plus tôt, faisait sa mise en place, faisait le cave, faisait la passe des boissons pour la salle, servait ses propres clients bar ou resto-comptoir, nettoyait son bar et préparait pour le lendemain et partait le dernier avec, seulement, 50 ou 70 francs par jour en comptant les 20 francs de la salle, alors qu'un serveur de bar ailleurs gagnait beaucoup plus.
Henri a donc décidé de quitter sa place et de trouver mieux dans ce métier.
......C'est ainsi que Martine et Henri se sont retrouvé ensemble dans la petite chambre d'hotel de la Place de Passy. ( à savoir, qu'à l'heure où vous lisez ces lignes, Martine et Henri sont mariés et malgré des hauts et des bas, ils vivent toujours ensemble à Menton)
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 08:44

QUARANTE-DEUXIEME PARTIE : Apprentissage, changement d'identité !

......Le plus compliqué, pour Henri, a été de donner sa démission à madame Agathe et monsieur Laurent. Il a prit son service normalement, puis a attendu la coupure pour parler à ces patrons. C'est assez timidement, qu'il leur a dit qu'il finirait la semaine pour trouver une place où il gagnerait plus en apprenant autres choses chez d'autres employeurs, bien sur, madame Agathe était désolé après les près de 2 ans de travail au Bois-le-vent, mais elle a très bien comprit et en lui souhaitant bonne chance, a prévu de chercher un remplaçant pour le bar.
......Jacques revenant, Martine a aussi quitté le Bois-le-vent, elle a accompagné Henri dans un bureau "officiel", qui s'appelait "Le Bucheron" dans le quartier des Halles. Bien sur, il n'eut pas de travail tout de suite, n'étant pas assez connu du placier, Pierre ou de sa femme Paulette. Il est donc resté quelques jours sans travailler, ce qui a permis à Martine de l'emmener, un jour, en banlieue parisienne, chez la nourrice de ses filles, Nathalie 5 ans et Marie-Pierre 3 ans, pour les lui présenter. Cela s'est bien passé et Henri était content de connaître ces 2 petites.
......Martine a trouvé une place dans un bar-resto de la rue Blondel. La rue Blondel est une rue perpendiculaire à la rue Saint-Denis, quelques magasins et pas mal de petits hotels plus ou moins sordides, si c'était une rue tout à fait ordinaire la journée, la nuit, en revanche, elle grouillait d'un monde masculin, venu "s'encanaillé" avec les prostitués qui étaient à la porte des hotels ou des immeubles de studios meublés. Bien entendu, la clientèle du bar où travaillait Martine, était constitué principalement que de ces femmes, qui venaient se désaltérer, déjeuner ou diner, sachant qu'il leur était interdit de "raccoller" dans l'établissement, d'elles-même, en entrant, elles refermaient leur chemisier, et se comportaient en clientes ordinaires. Monsieur Paul, le patron de ce bar, en possédait un autre, semblable, rue Sainte-Appoline, rue parallèle à la rue Blondel, la particularité de cet établissement est qu'il correspondait par un petit couloir, ouvert à tous, à celui de la rue Blondel. Où on pouvait voir que le patron était rusé, c'est que dans ce petit couloir, à droite et à gauche, on trouvait un toilette d'un coté et une cuisine de l'autre, communs pour les deux restos, de ce fait, pour les deux établissements, il ne payait "qu'une licence". Il y avait, assez souvent, un type qui venait le soir dans ces bars, il était sunommé; "Le Baron", si Henri était au comptoir pour attendre la fin de service de Martine, celle-ci lui disait de sortir dans la rue Blondel, et de prévenir. Henri sortait donc tranquillement et remontait la rue, jusqu'à la rue Saint-Denis et , discretement, en passant devant les filles qui attendaient leur disait, sans s'arrêter; "le baron, le baron, le baron...", arrivé au bout de la rue, quand il se retournait pour rejoindre le bar, miraculeusement, la rue était vide, et de filles et de clients, il faut dire que Le Baron, n'était autre qu'un "inspecteur de la police des moeurs". Quand personne ne pouvait aller prévenir, Martine faisait semblant de faire les poussières et secouait son torchon dans la rue.
......Un jour, en parcourant le journal "L"Auvergnat de Paris", Henri voit une annonce, d'un bar-restaurant de Colombes, dans les "Hauts de Seine", qui demandait un serveur faisant le comptoir et un peu de salle, Henri n'avait jamais fait de service en salle, mais c'était l'occasion d'apprendre, il a appelé et a été embauché. L'établissement étant fermé le dimanche, le lundi matin il s'est levé de bonne heure, pour aller prendre le train afin d'être pour 9 heures en place. A part l'emplacement des boissons et les tarifs qui changeaient, Henri n'a pas eut trop de mal à prendre ses marques. c'est surtout concernant le service en salle qu'il avait un peu peur, mais il avait eut l'honnêteté de dire au patron qu'il ne l'avait jamais fait et il lui avait répondu de ne pas s'inquiéter, que ça viendrait vite. Apparemment, les patrons avaient l'air sympas (mais il allait vite s'aperçevoir que ce n'était qu'apparement) et Henri se mit à travailler rassuré.
......L'établissement se composait d'un grand comptoir, presque deux fois plus grand que celui du Bois-le-vent, devant il y avait 7 ou 8 tables sur lesquelles Henri servait aussi les boissons et une grande salle de restaurant à l'étage, où officiait un serveur de restaurant qui, lui, n'arrivait que vers 11 heures pour déjeuner et prendre le service resto pour partir vers 14h30/15h car il ne faisait qu'un service, le restaurant ne fonctionnement que pour le déjeuner. A midi, sur les tables devant le bar, Henri servait surtout des sandwichs, des croque-monsieurs, des salades et quelques fois un plat du jour, cen'était pas ce qu'on peut appeler de la restauration, mais cela lui apprenait à dresser une table, et surtout à savoir porter les assiettes. De plus ce qu'il appréciait, c'était qu'il gagnait 12% de son chiffre et cela l'obligeait à travailler de façon à faire le plus de chiffre possible. Le métier rentrait, bien qu'il regrettait ses anciens patrons et sachant qu'il n'aurait pas les mêmes liens d'amitié avec les nouveaux, il appréciait le fait de ne pas travailler de la même manière tout en faisant le même métier.
......A l'époque eut lieu le dernier match de rugby à XV joué au stade de Colombes, c'était France-Angleterre. Un ou deux jours avant le match, le collègue de Henri, ayant fini son service, part en lui disant qu'il allait au stade pour acheter des tickets pour le match et lui demande si il en veut, Henri lui répond que d'une part il ne s'intéressait pas au rugby et que d'autre part , le jour du match, il travaillait ! Son collègue lui répond que lui aussi il bossait, car les jours de match étaient de grosses journées, qui amenaient du monde et ces jours là, tout le monde travaillait jusqu'au départ des derniers clients après le match. Mais, il arrivait que certaines personnes voulant voir le match, n'aient pas pu avoir de places et cherchaient à "tout prix" à en trouver au "noir". C'était un risque, bien sur, de ne pas les revendre, mais celà ne lui était, encore, jamais arrivé. Henri se dit; "pourquoi pas ?" et lui demande de prendre 2 places à 100 francs chacune. C'est vrais que le jour du match à été une sacré journée, tout le monde du resto a bossé de 9 heures à 22 heures, non stop, ce qui fait que le salaire a été double pour Henri, de plus, il n'a pas eut de mal à revendre ses 2 tickets pour 500 francs et il en était très content, bien que son collègue lui ait dit qu'il aurait pu les vendre plus cher en discutant un peu plus. Puis, des clients, que Henri connaissait pour les avoir vu au bar où travaillait Martine, l'ont remmené la rejoindre, pour qu'ils rentrent ensemble.
......Un matin, Henri était arrivé à l'heure devant le resto, qui était fermé, les patrons n'étant pas là. Henri attend devant la porte qu'ils arrivent. A 9h30/9h45, Henri attendait toujours devant la porte. A 10 heures passées, le patron est arrivé, mal luné, et s'en est prit à Henri, en lui disant qu'il ne s'était pas réveillé et en lui demandant pourquoi, il n'avait pas été au bistro de son fils, qui l'aurais appelé. Henri a eut beau répondre qu'il ne savait même pas qu'il avait un fils, rien n'y a fait, il a continué à se faire disputer et être traité d'incapable toute la journée. Le soir, le patron dit à Henri que le lendemain, il serait à l'heure, ce à quoi, Henri a répondu; qu'il n'en avait rien à faire, puisque lui ne reviendrait pas.
......Le lendemain, Henri repartait à la recherche d'un emploi.
......Dans les premiers temps, Henri ne trouvait pas beaucoup de travail, du fait qu'il n'était pas connu des placiers et qu'il ne connaissait pratiquement que le bar, malgré les petites expériences de salle de Colombes, de temps en temps 1 jour ou 2 dans un bar pour remplacer un serveur absent, mais cela n'était pas la panacée. Aussi, certains dimanche, il allait chercher les 2 petites filles de Martine, les ramenait à Paris où il les conduisait déjeuner au restaurant, en attendant d'aller chercher leur mère à la fin de son service. Quelques fois, c'était assez amusant, un jour qu'il les avait emmené, dans un restaurant "La table d'hôte", en haut d'une des avenues de l'Etoile, près de l'Arc de Triomphe en entrant dans la salle, un maître d'hotel, leur remet 3 cartes-menus, Henri lui dit que trois n'étaient pas nécessaires, les petites ne sachant pas lire, à sa surprise, le maitre d'hotel les accompagne à une table, inscrit sur chacune des 3 cartes le numéro de la table et les remet à Henri avec un crayon en lui expliquant qu'il suffisait de mettre une croix devant chaque plat désiré, de l'entrée au dessert. Puis, le maitre d'hotel revenait prendre les menus ainsi remplis, les portait en cuisine puis ensuite des serveuses aportaient les plats. Pendant qu'ils déjeunaient et que Henri s'occupait des petites, coupant la viande, essuyant les bouches, en  accompagner une aux toilettes (en demandant à une voisine de bien vouloir surveiller l'autre), à un moment, Henri entendit des gens d'une table voisine, dire; "je suis sur que c'est un papa divorcé, qui a son jour de garde", Henri a souri, ne les a pas contredit, a payé et ils ont quitté le restaurant pour aller chercher Martine.
......Comme c'était aux alentours de Noël, Henri qui n'avait pas de boulot, a repris contact avec le marchand de tentes d'indiens et de maisonnettes en toile, et il a été embauché pour faire la saison comme démonstrateur aux "Magasins Réunis" de la rue Poncelet dans le 8ème. Pendant qu'il faisait sa journée, Martine avait été à la gare d'Austerlitz, accueillir son fils, Thierry, qui venait du Pays Basque pour passer les vacances de fin d'année à Paris. Martine et Thierry sont venu rejoindre Henri sur son rayon du magasin, et quelle ne fut la surprise de Henri quand il entendit ce petit garçon de 12 ans lui dire; "bonjour papa", il en avait les larmes aux yeux.
......Un autre jour, alors que Martine, Nathalie, Marie-Pierre et Henri se promenaient, Martine demande à Marie-Pierre qui n'avait que 3 ans, si elle savait le prénom de Henri, et la petite a répondu, fière d'elle; "oui, il s'appelle Hendi". De ce jour, Martine et Henri ont décidé que Henri se nommerait "Andy".
......Voilà ! " Adieu Henri ! Bonjour Andy ! "
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 08:48

QUARANTE-TROISIEME PARTIE : Fini, l'hôtel !

......Un jour Martine dit à Henri (pardon ! Andy) qu'un client du bar où elle travaillait, plombier de profession, travaillant dans le quartier et demeurant à Saint-Mandé, lui avait dit qu'il y avait un appartement de libre dans son immeuble et lui demande de venir déjeuner au "Blondel" pour rencontrer son client. Andy y va donc, et rencontre le plombier, qui n'était autre que le client du match de Colombes qui l'avait ramené après le match. Il discutèrent en déjeunant, et le plombier demanda à Andy, si c'était exact qu'un garçon de café pouvait gagner 200, 300 francs et plus par jour, Andy lui répond par l'affirmative, puisqu'ils étaient au poucentage sur le chiffre de vente. Puis il demande au plombier, comment il sait ça et pourquoi il pose la question, celui-ci lui répond qu'il n'y croyait pas trop mais qu'un de ses fournisseurs le lui avait assuré, et il rajoute que son fournisseur connaissait très bien Andy, puis au grand étonnement de celui-ci lui dit qu'il s'agissait de Gervais, l'oncle-parrain de Andy (le monde est petit). Puis ils se mettent à parler de l'appartement en question.
......Saint-Mandé est une commune située à l'orée du bois de Vincennes, au métro "Porte dorée" et près du zoo. C'est un endroit bourgeois, et le loyer de l'appartement n'était pas "donné-donné" mais encore possible pour Martine et Andy. Ce qui inquiétait Andy, c'était la caution (3 mois) et être sur que le propriétaire acceptera, car si les garçons, serveurs et autres, gagnaient leur vie, les bulletins de salaire ne reflètaient pas leurs salaires, les salaires y étant inscrit ne correspondaient qu'au SMIC. Le plombier le rassura lui affirmant qu'il se portait garant pour Martine et lui.
......Quelques jours après, le plombier ayant prit contact avec le syndic et prévenu le concierge de leurs venus, Martine et Andy se sont présenté pour visiter l'appartement. C'était un 2 pièces, assez grand, un petit couloir desservant sur la droite la salle de bain/WC, avec au bout une petite baignoire-sabot, à coté une petite cuisine en rectangle, puis le couloir débouchait sur une assez grande salle de séjour et enfin une belle chambre avec au fond un local de environ 2,50 sur1,50m, qui pouvait servir de dressing. Satisfaits par les lieux, Martine et Andy sont vite allé aux bureaux du syndic pour signer le bail. Voila ! Ils avaient un logement et pourraient quitter l'hotel. Le déménagement a été vite fait, ils ont acheté une grande malle en métal dans laquelle ils ont mit toutes leurs affaires, puis ont prit un taxi de la Place de Passy à Saint-Mandé.
......Les voici, dans leur appart. avec pour tout meuble.....une malle. La première chose à faire était d'acheter des quelques meubles et au moins de quoi dormir, ils sont donc allé acheter un canapé lit, grand, moderne, recouvert de skaï blanc, aux "Galeries Barbès" ("le bonhomme en bois", pour ceux qui se souviennent), qui leur serait livré le lendemain, en attendant, ils ont acheté 2 matelas pneumatiques et 2 duvets, puis le minimum de vaisselles pour le petit déjeuner du matin, 2 bols, 2 cuillères, une cafetière, du café, du lait, beurre et biscottes. Bien leur en a prit car, le lendemain matin, on sonnait à la porte, c'était le "voisin" qui leur avait fait avoir l'appart, un bol et des croissants à la main, qui venait déjeuner avec eux. La journée, fut repassé aux "Galeries Barbès" et autres marchands d'ammeublement pour finir de meubler le logement le plus correctement possible pour que ce soit assez vivable tout en étant fonctionnel, décidant que le reste serait acheté petit à petit. La vie en couple de Martine et Andy, commençait bien.
......Un dimanche que Martine travaillait, Andy était parti en banlieue pour chercher les deux petites comme assez souvent. Arrivé chez la nourrice, les filles étaient prêtes, avec leur sac, mais avant de partir, la nourrice et son mari disent à Andy, qu'elles avaient été souffrantes dans la semaine, rien de grave, mais qu'ils avaient été obligé de faire venir le médecin, et ils ont présenté la facture du médecin à Andy en lui remettant un petit sac de médicaments et en lui demandants de lui rembourser les honoraires du docteur et du pharmacien, pour le pharmacien, il n'y avait que le montant avec son cachet. Andy a trouvé que c'était un peu cher, mais il a payé. Dans le train, sur le chemin du retour vers Paris, il a regardé les médicaments et a trouvé que les prix inscrits sur les boites ne correspondaient pas avec le prix qu'il avait remboursé, concernant la pharmacie. Il en a aussitôt parlé à Martine qui, elle, a trouvé aussi que le médecin était cher. Ils en ont donc déduit que, si le docteur était venu pour les petites, ils en avaient profité pour se faire, aussi, ausculter et que les honoraires était un total de la visite des deux petites, de la nourrice et de son mari. Après en avoir bien parlé, Martine et Andy ont prit la décision de reprendre les filles avec eux, maintenant qu'ils avaient de quoi les loger. Ils sont donc retourné au magasin de meubles, pour acheter des lits pour les filles, mais sachant qu'ils ne pourraient pas être livré avant 10 ou 15 jours, il a été dit que les petites dormiraient dans le canapé pendant qu'eux deux regonfleraient les matelas,plus un qu'ils avaient racheté pour Thierry, toujours en vacances.
......Un jour, Martine et Andy ont emmené les trois enfants visiter le zoo de Vincennes, les deux petites étaient heureuses de voir tout ces animaux, Thierry aussi, mais il ne quittait pas Andy d'une semelle, à un moment, Martine et les deux filles ayant pris un peu d'avance, Thierry s'est retrouvé tout seul avec Andy près de la fosse aux otaries et autres phoques, il s'est retourné et a demandé à Andy, si il voulait bien demander à Martine de le reprendre avec eux et ses soeurs.
Andy lui a promis qu'il le ferait et qu'il insisterait pour qu'il vienne vivre en famille. Andy a tenu sa promesse, et Martine a promit à son fils qu'elle le reprendrait, mais qu'il faudrait attendre un peu, le temps de s'organiser, Thierry, du haut de ses 12 ans a très bien comprit et a dit qu'il attendrait, sa mère lui ayant assuré que cela ne serait pas trop long. En fait, il fallait surtout attendre la fin de l'année scolaire, car il était impossible de l'inscrire à Saint-Mandé en cours d'année.
......Les deux lits des filles étaient arrivé, Martine et Andy ont reprit le canapé, Thierry était reparti au Pays Basque (pour quelques mois encore), la vie de famille commençait, peu à peu, à s'organiser. Martine travaillait toujours au "Blondel" (elle y est resté assez longtemps), et la saison des jouets étant terminé, Andy faisait des extras de serveur, bar ou salle, dans des petits bistros ou des petites brasseries, 1 jour par-ci, 3 jours par-là, ce n'était pas qu'il aimait ça, mais comme aucun patron ne travaillait de la même manière, cela lui permettait d'apprendre son travail et, au moins, il travaillait.
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 08:51

QUARANTE-QUATRIEME PARTIE : Boulot galère.
......Bien que ne travaillant qu'en extra, Andy continuait à prendre le journal "L'auvergnat de Paris", en espérant se trouver une place "à demeure". Un jour, Andy trouve une annonce;
"Restaurant cherche serveur", il appelle, et on lui demande de se présenter, andy demande de quel genre de restaurant, il s'agissait, le patron lui répond que c'était un petit restaurant "belle carte" où il y avait; "découpage et flambage" devant le client, bien que répondant que cela n'était pas pour lui, n'ayant travaillé qu'en bars et brasseries depuis peu de temps, le patron lui dit de se présenter quand même et qu'il lui apprendrait ce genre de service. Andy s'est donc présenté après le service, vers 14h, et il a été convenu qu'il commençerait le lendemain matin.
Le service de ce restaurant était assez classique, beaucoup de service "à l'assiette", mais les spécialité étaient : la "côte de boeuf" pour 2, 3 ou 4, présentée entière et découpée devant le client, la "daurade" flambée à l'anis pour 2, présentée entière, flambée, levée et découpée devant le client et, enfin, "l'omelette norvégienne", flambée et découpée devant le client. Andy appréçiait ce genre de travail, qui le changeait du service à l'assiette des restaurant à "ouvriers" ou les clients étaient pressés, en effet au "restaurant du commerce", la clientèle était composée de personnes ayant le temps de déjeuner ou de dîner, et bien qu'assez compliqué, pour lui, qui n'avait jamais fait ça, il pensait que s'il, par hasard, il ne restait pas longtemps dans cette place il aurait des bases pour un plus beau service.
......Tout se passait bien, jusqu'au jour où la patronne dit à Andy que "aujourd'hui, vous n'allez pas en coupure, vous restez pour ranger et nettoyer la cave", surpris, Andy lui répond que cela n'était pas normal, ni prévu, que travaillant de 8h à 14h et de 18h à 22h30/23h, il avait droit à sa coupure pour décompresser et se reposer un peu, la patronne lui répond qu'ils étaient assez gentils pour lui apprendre un travail qu'il savait "à peine" faire, et que c'était "comme-ça". Andy est donc descendu dans la cave et a été horrifié, il y avait des bouteilles partout, il devait y avoir des mois qu'il n'y avait eut aucun rangement, Andy commençait à comprendre pourquoi l'ancien serveur était partit, il commençait à se demander s'il ne finirait pas la journée pour ne pas revenir le lendemain.
......Après avoir rangé, tant bien que mal, une petite partie de la cave, il est remonté se nettoyer pour se mettre à table avant le début du service, il a fait ce service normalement, mais sans trop d'entrain, car il avait, de moins en moins, envie de rester. Une table avait commandé une omelette norvégienne en dessert, dans la cuisine le patron préparait l'entremet sur un plat en inox et le passait au four avant de le passer au serveur qui, faisait flamber l'omelette devant le client avant de la découper et de la servir. La tablée ayant presque terminé ses assiette, Andy va en cuisine pour demander de faire marcher le dessert, puis retourne à la table pour débarrasser et installer les assiettes et couverts à desserts, la cuisine appelle, l'omelette est prête à être enlevée, Andy va la chercher et.......hurle, quand le patron (complètement ivre) lui passe le plat d'inox (sortant du four) brûlant sans le prévenir, ce qui se fait d'habitude, pour que le garçon prenne une serviette pour ne pas se brûler. Cette fois, Andy était bien décidé, c'était une des dernières tables à servir, Andy a encaissé ce qu'il restait en expliquant aux clients qui l'avaient entendu crier, ce qu'il s'était passé, puis il a demandé son pourcentage du jour afin de partir, la patronne lui a répondu qu'il n'aurait pas sa paye avant d'avoir rangé et nettoyé la salle après le départ des derniers clients, Andy lui a dit que si elle ne faisait pas comme il lui demandait, il allait directement au poste de police, raconter ce qui était arrivé en présentant ses doigts brulés et persuadé que certains clients lui serviraient de témoins. Aussitôt, la patronne lui a rêglé son dû plus 50 francs pour le temps de coupure raté. Le patron ne s'est pas présenté pendant cette scène, trop occupé à "cuver" dans sa cuisine. La carrière de Andy comme serveur au "Restaurant du commerce", n'aura duré que 5 ou 6 jours.
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 08:53

QUARANTE-CINQUIEME PARTIE : Extras et autres boulots !

......Andy faisait par-ci, par-là quelques extras d'un jour ou deux, comme garçon de comptoir ou de salle, comme ça venait, mais c'était une période pendant laquelle il n'y avait pas beaucoup de boulot. Donc, tous les matins il se trouvait de bonne heure au bureau de placement, à attendre qu'une bonne place se présente. Les serveurs qui faisaient le métier depuis longtemps, avaient l'habitude de ces bureaux, et de par leur ancienneté connaissaient, pour la plupart, les établissements que le placier annonçait, tel que; par exemple : "Barman ou serveur pour le resto ou le bar "untel", 2 services pour 2 jours", si personne ne levait la main, Andy, aussitôt se présentait pour avoir la place, il y allait et rentrait le soir, fatigué et n'ayant pas gagné beaucoup, car c'était souvent des places, non seulement qui ne valaient rien, mais où, comme par hasard, c'était le jour de nettoyage des vitres et des glaces ou du plancher du comptoir et de ce fait, pas de coupure entre les 2 services, et le patron de donnait pas un billet de plus pour avoir fait ce travail non prévu dans le métier de serveur. Une fois même, dans un resto, en place de la coupure, il a repasser les nappes et les serviettes du restaurant.
......A force d'à force, Andy commençait à être connu par les autres serveurs qui venaient chercher des extras, jusqu'à ce que l'un d'eux lui dise que quand une place se présentait, si personne ne voulait y aller, c'est que c'était une mauvaise place ou une place bidon, et il ne lui fallu pas très longtemps pour comprendre. Il avait surtout compris qu'à l'appel d'une annonce, il ne fallait pas lever la main tout de suite, mais scruter un moment les réactions des autres, et à partir de ce moment là, Andy commença à travailler, en extra, dans des places intéressantes.
Bien sur, quelques fois, il n'y avait pas de réaction, et la place était bonne, mais c'était des restaurants ou des brasseries faisant appel pour la première fois à un bureau d'extras.
......A une époque, pas de boulot dans les bureaux de placement, rien de plus sur les journaux, que ce soit les quotidiens ou les journaux spécialisés. Un peu desespéré, Andy en consultant les petites annonces voit qu'une compagnie d'assurances recherche des démarcheurs, même débutant, il se dit; "après tout, pourquoi ne pas changer de métier ?" il se présente, passe une journée, avec d'autres postulants, en stage de formation et etant embauché commence à travailler le lendemain. Andy a fait cela environ 1 mois, et il a détesté. Le travail consistait à partir le matin vers 10/11 heures, à plusieurs en voiture, en direction d'une ville de banlieue de la région parisienne, et chacun de son coté faire tous les appartements de tous les étages des immeubles HLM des cités, quelques fois jusqu'à 21/22 heures, pour tenter de vendre une assurance-vie. Mais l'assurance, Andy ne l'avait pas, toujours à cause de son reste de timidité, il avait un peu peur de frapper aux portes des appartements, à l'heure où des gens venaient de rentrer du boulot, prenaient l'apéro ou regardaient Léon Zitronne à la télé. La réception n'était pas toujours agréable, Andy s'est fait jeter plus d'une fois.
Les représentants en assurances étaient payé au pourcentage de la valeur du contrat qu'ils avaient établi, à condition que le contrat ne soit pas abandonné par le client dans un délai d'un mois. Dans cette période de près d'un mois pendant laquelle Andy a fait ce "job", il n'a fait signer qu'un petit contrat, qui n'a jamais été validé par le client, et de ce fait, Andy n'a reçu aucun salaire. Au vu de cette période néfaste, Andy décide que, tout compte fait, la restauration reste ce qu'il préfère.
......Entre-temps, Thierry, le fils de Martine avait quitter le Pays-Basque et vivait désormais à Saint-Mandé avec sa mère, ses deux soeurs et Andy, la famille était au complet. Un dimanche, Martine travaillant toujours rue Blondel, Andy décida d'emmener les 3 enfants au cinéma voir; "Les aristochats", dans un ciné ne passant que des dessins animés près de l'église de la Madeleine, après être passé déjeuner où travaille leur mère. Il faut se souvenir que la principale clientèle du resto, où Martine était serveuse, était constituée, outre des ouvriers et de quelques artisans, des filles de joie de la rue Blondel. Quand Andy est arrivé, accompagné des 3 enfants, les tables du resto étaient occupées par quelques prostituées, celles-ci connaissant Andy, demandèrent à Martine si c'étaient ses enfants, ayant une réponse affirmative, elles leur firent tout de suite une place à table, (à savoir que ces filles étaient obligé, par le patron du resto, d'avoir une tenue correcte dans l'établissement), puis tous déjeunèrent ensemble. Ces dames étaient très gentilles avec les enfants de Martine et chacune d'elles leur donna un peu d'argent, "pour acheter des bonbons", tant et si bien, que quand ils sont parti pour le cinéma, Andy se rendit compte qu'à eux trois, les enfants avaient plus d'argent que ce qu'il avait sur lui pour les sortir.
......A force d'y aller, Henri commençait à être connu et apprécié par le "placier" du bureau de placement, si bien que, souvent, c'est lui qui donnait des bonnes ou assez bonnes places en extra, sans qu'Andy n'ait à lever la main. De ce fait, Andy ne restait pas trop longtemps à attendre du travail au bureau, tous les jours il partait assez vite pour une mission d'extra dans des établissements plus ou moins valable, mais, au moins, il bossait tous les jours.
......Parmi toutes les places de serveur-en-extra, qu'il a fait, il en est une anecdotique qu'il se plait à dire que c'est la meilleure place de toute sa carrière. Arrivé au bureau vers 7hh30/8h, Andy n'a pas eut de place tout de suite, il n'y avait pas beaucoup de demande ce jour là, il n'y avait qu'à attendre. Vers 11 heures, heure où en générale plus personne n'appelle, il se dit que "c'est rapé, pour aujourd'hui", et se prépare à rentrer chez lui. Au moment où il allait dire au revoir au placier, celui-ci a un appel téléphonique, il répond et dit à Andy en lui donnant une adresse de resto, "va vite là, le patron est un peu paniqué, son serveur n'est pas au travail", Andy se rend aussitôt à l'adresse, qui n'était pas trop loin, et arrive vers 11h20. Le patron l'accueille avec un café, lui dit que son serveur avait probablement eut une panne d'oreiller et lui présente la carte des menus pour qu'il l'enregistre un minimum. Ayant bu rapidement son café, Andy commence à se changer au vestiaire, il était en train de mettre son pantalon quand un type est arrivé en courant, c'était le serveur, qui, effectivement ne s'était pas réveillé. Le serveur demande à Andy si cela ne le dérangeait pas de le laisser prendre son service et pour cela il lui propose 100frs en dédommagement. Andy étant d'accord, prend les 100frs et se remet en "civil". Puis il retourne au comptoir voir le patron, celui-ci lui dit qu'il s'excusait mais qu'il préférait avoir son serveur pour le service, ce qu'Andy a parfaitement comprit. Aussitôt, le patron donne 100frs à Andy, 2 tickets de métro et lui sert un pastis. A midi moins dix, Andy était parti.
Résultat; un café, 200frs, 2 tickets de métro et un pastis pour 1/2 heure de présence !.. Voilà ce qu'Andy appelle la meilleure mission de sa carrière d'extra.
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 08:57

QUARANTE-SIXIEME PARTIE : Anecdotes d'extra !

......Le placier envoie Andy, vers 10h30/11h, pour un service au "Bar des nouveautés", sur les Grands boulevards, (souvenez vous, c'est dans ce bar, quelques années avant, qu'avec son copain Jacques ils avaient essayé de draguer une petite comédienne noire.), arrivé dans le bar, la patronne l'a reçu comme un chien, "c'est à cette heure là que vous arrivez ?,". Andy lui rétorque qu'il n'arrivait que quand on l'envoyait et qu'elle n'avait qu'à appeler le bureau plus tôt.
(Andy commençait à prendre de l'assurance), elle lui répond qu'il n'avait pas à discuter, qu'il y avait du boulot et lui dit d'aller se changer, dans une espèce de réduit où il n'y avait ni placard, ni porte-manteaux. Andy se change, retourne en salle où la patronne lui donne un tablier, une seau d'eau chaude, une bouteille de Typoll (pour ceux qui ne connaissent pas, le "Typoll" est un produit nettayant, style Mir, mais extrèmement concentré) et un balai-brosse et lui demande de laver le plancher du comptoir (ce qui est le travail du barman et non du serveur de salle comme Andy).
Il devait être 11h passée, et Andy pense que le service commençant à midi, il avait environ 3/4 d'heure pour nettoyer le comptoir, déjeuner en consultant le menu et prendre le service de salle, voyant qu'il était en train de se faire avoir (il faut dire que, très souvent, les serveurs attitrés de pas mal d'établissement etaient absent les jours de grands nettoyages, ce qui fait que les patrons appelaient un extra qui faisait le boulot à leurs place ce jour là) aussi il eut une idée. Ainsi armé de son balai-brosse, de son seau d'eau et du produit entre donc dans le comptoir pour le laver, mais comme il était serveur et non homme de ménage et donc "censé" ne pas connaître les qualités du "Typoll", il versa un bon tiers de la bouteille dans le seau d'eau puis quelques giclées sur le sol et se mit à frotter énergiquement le plancher du comptoir avec l'eau du seau, tant et si bien, qu'à force de quelques forts frottements du balai, une épaisse couche de mousse commencait à recouvrir totalement le sol, mousse qu'il aurait fallu une bonne heure à retirer pour remettre le comptoir dans son état d'origine. C'est à ce moment, où le comptoir commencait à se recouvrir de 5/6 centimètres de moquette blanche-crasseuse, que la patronne de  l'établissement s'aperçut de la bêtise de Andy. En colère, elle se mit à disputer Andy, devant les rires et sourires des autres serveurs et de quelques clients, lui demandant s'il était normal et pourquoi avoir mit autant de produit alors qu'il ne restait qu'une vingtaine de minutes avant le début du service, alors, Andy s'est arrêté de frotter, a regardé les "rieurs" l'un après l'autre, puis la patronne courroucée et avec un grand sourire, lui dit, "je suis désolé madame, mais soit vous, soit le placier du bureau a fait une erreur, vous avez dû demander un homme de ménage, et il a probablement mal comprit et m'a envoyé par erreur car je suis serveur de salle, et j'ai bien voulu vous rendre service mais je ne connais pas le fonctionnement du produit de nettoyage, aussi, j'ai perdu ma journée et je vous prie de me pardonner, mais, je vais me changer et vous laisser." Andy est alors retourné se changer et est parti chez lui, laissant la patronne se démener à nettoyer la mousse, tout en servant quelques clients du bar et en laissant le personnel de salle, dont un manquait, commencer le service sous les lazzi et moqueries des clients habitués qui avait comprit la bonne blague de Andy. Il est fort probable que par la suite, quand l'employé qui devait faire ce ménage prétendait être absent, pour une raison ou pour une autre, ce jour là, la patronne devait lui interdire.
......Au bureau de placement, qui s'appelait "Le bucheron" et qui se trouvait dans le quartier des Halles, les placiers étaient deux, Pierre et son épouse Paulette. Pierre connaissait bien Andy, Paulette un peu moins. Quand une place se proposait, les serveurs qui attendaient levaient la main si ils souhaitaient y aller, quelques fois, si Andy levait la main pour une place, il arrivait que Pierre, sachant comment il travaillait lui refuse car cela n'était pas une place pour lui. Tandis que Paulette, elle, donnait la place au premier qui le demandait. Un jour, elle envoie Andy dans une petite brasserie Porte de la Chapelle, c'était un extra mais avec possibilité d'être embauché à demeure. Andy arrive donc dans un petit bar-brasserie, avec un étage. Les patrons le reçoivent sympathiquement avec un café et lui explique le travail. Andy était le seul serveur pour le bar et la salle, la clientèle était, en majorité, composée de lycéens d'un établissement scolaire voisin, à midi, il leur était proposé des sandwichs, des croque-monsieurs ou madame, des quiches, des hot-dogs et quelques salades, il n'y avait pas de plat du jour, la seule cuisine que faisait la patronne était pour eux et Andy.
......Le matin Andy faisait, comme partout, le nettoyage et la mise en place du bar en même temps qu'il servait quelques clients travaillant dans le quartier. Puis, l'heure du service du midi est arrivée et la salle s'est rempli, outre de quelques ouvriers, d'un bon nombre de jeunes lycéens. Le service par lui-même s'est très bien passé, mais Andy s'est vite rendu compte qu'il n'y avait pas de services sur les tickets de caisse, surpris, il a pensé que le patron lui donnerait les 15% réglementaires le soir à la fermeture, et donc, il ne s'est pas inquiété.
......Puis la journée s'est terminé vers 18h30/19h, et le patron, après lui avoir servi un diner, lui a demandé si il revenait le lendemain, sans rien lui donner en salaire, ce qui fait que Andy, n'ayant que ses pourboires, est parti avec 35 francs, alors qu'en général il gagnait, à l'époque une moyenne de 250 francs par jour environ. Il s'est dit qu'il y avait certainement eut un problème quelque part, qu'il avait surement raté quelque chose et se promit de voir ça le lendemain.
......Le lendemain, il est donc retourné travailler, bien décidé de faire attention. Le service du midi s'est passé exactement comme la veille, Andy demande donc au patron comment il se fait qu'il n'ait gagné que ça, le patron lui répond qu'il n'y avait pas longtemps qu'il avait cette affaire qu'il avait acheté grace à un héritage après avoir été ouvrier d'usine, et que les élèves étant sa clientèle majoritaire, il ne comptait pas le service car ils n'étaient pas riches. Andy lui a répondu, qu'il comprenait, mais qu'au moins il pourrait payer le serveur correctement, puis il lui a dit que les bars, brasseries ou autres restaurant étaient un vrai métier et que si on ne le connait pas et qu'on veut investir dans un commerce, il vaut mieux prendre une épicerie ou un kiosque à journaux qu'un bistrot, puis il l'a prévenu qu'il finissait la journée et ne reviendrait pas le lendemain.
......Ce jour là Andy est parti avec 40 francs. Avant de prendre le métro pour rentrer, il est allé s'acheter des cigarettes, il descend dans le métro et se trouve seul dans le couloir vide à part 3 jeunes qui venaient vers lui, l'un des 3 lui demande une cigarette, le temps qu'il sorte son paquet, un autre jeune s'est mis à quatre pattes derrière lui et ceux de devant l'ont poussé pour lui prendre son porte-feuilles, comme Andy se défendait, ils lui ont donné, sur le dos, des grands coups de ceinturons avec comme boucle une grosse tête de lion, puis sont reparti en courant , emportant les 40 francs d'Andy. (au moment où vous lisez ces lignes, sachez qu'Andy a toujours une marque de cette agression dans le dos.)
......Une fois, Pierre le placier invite Andy à prendre un café dans le bar voisin du bureau, puis une fois devant leurs tasses, Pierre dit à Andy qu'il avait une place pour lui, c'est pour ça qu'il a voulu le voir seul et il lui propose un extra de serveur à la "Fête des Loges" à St-Germain-en-Laye et cela pour tout le temps de la fête. Andy lui dit qu'il est d'accord, qu'il le remercie mais que, financièrement, il ne peut pas y aller car c'est assez loin de Paris, Pierre lui répond de ne pas s'inquiéter pour ça et lui remet des tickets de métro pour aller jusqu'à St-Germain et lui prête de l'argent pour prendre un taxi du métro jusqu'à la fête. Et voici Andy parti pour son extra après avoir prévenu son Martine qu'il ne savait pas à quelle heure il allait rentrer.
......Arrivé sur le lieu de la Fête des Loges, qui est assez grande, il se renseigne sur l'emplacement du restaurant "L' Hacienda" et se rend sur son lieu de travail où il est reçcu par Monsieur Georges le patron qui lui présente l'établissement ainsi qu'à plusieurs autres employés qui, à part quelques anciens, venaient de différends bureau de placement ou même de la région, soit en tout 16 serveurs ou serveuses.
......Le restaurant l'Hacienda était constitué d'un batiment préfabriqué de bois et de toiles de tente sous laquelle se trouvait les réserves, les cuisines et la salle de restaurant où il n'y avait pas moins de 800 places, ce qui justifiait le nombre de serveurs qui travaillaient en binômes, chaque binôme ayant la responsabilité de 100 couverts quand la salle était pleine le samedi et le dimanche, la semaine il n'y avait environ que la moitié du personnel. Dans la salle, avec le personnel, il y avait le patron et son fils et aux caisses la femme du patron et leur belle-fille. En plus de cela, au fond de la salle, il y avait une scène sur laquelle se produisait tous les soirs une "Tuna" (Les Tunas étant des sociétés estudiantines espagnoles qui se produisent en faisant de la musique et des danses pour payer leurs études). Tant et si bien que les weekends, en comptant la direction, le personnel de salle, le personnel de cuisine et la Tuna, il y avait une cinquantaine de personnes pour accueillir les clients.
......Avant la mise en place, le patron a formé les binômes, lesquels avaient chacun 3 ou 4 tables contenant en tout 100 couverts, puis le travail proprement dit a commencé. Heureusement, c'était un samedi et l'ouverture de la fête, ce qui fait qu'il n'y a pas eu trop de monde, ce qui leur a permit de prendre leurs marques, de se connaître et de savoir comment ils allaient travailler. Le dimanche soir, le restaurant était plein, eu point de refuser des clients, là, Andy s'est apperçu ce que dans le métier on appellait "l'abattage", un boulot de dingue. Il faut savoir que la Fête des Loges est une fête foraine comme beaucoup, mais en plus c'est la fête des rôtisseurs, la spécialité principale de tous les resto de la fête étant le cochon de lait rôti. A l'Hacienda, c'était des plateaux entiers de cochons de lait ou de moules marinières qui circulaient entre les tables et tout ça sur des airs de Flamenco ou autres musiques espagnoles qui donnaient la "pêche" aux serveurs.
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 09:02

QUARANTE-SEPTIEME PARTIE : Anecdotes d'extra? "Les loges" (suite)

......A la fin du service, vers 2 heures du matin, Andy était crevé, car il se trouve que le serveur avec qui il était en binôme, ne connaissait pas trop le métier et ne suivait pas le cadence, si bien qu'à la fin du service il a dit au patron qu'il ne reviendrait pas. Andy, qui était embauché pour tous les jours pendant la durée de la fête, se retrouvait seul pour le weekend, aussi il demanda au patron si il était possible que le samedi suivant il vienne avec martine, puisqu'elle ne travaillait pas le weekend, Monsieur Georges lui a répondu que si elle était du métier il n'y avait pas de problème.
......Il faut savoir que cette fête est installée en pleine forêt de Saint-Germain-en-Laye, à quelques 3/4 kilomètres de la ville proprement dite, et cela était un problème car à l'heure à laquelle la fête éteignait ses lumières, il n'y avait plus de transport pour rentrer chez soi. Voici donc Andy avec 2 collègues partis, à pieds, pour rentrer chez eux à Paris. Tout d'abord, un des serveurs demeurant à St-Germain les a emmené en voiture jusqu'à la station de métro, mais celui-ci étant fermé, les trois compères ont pris, "pédibus-jambus" la route de Paris, espérant trouver un taxi, mais dans cette région, réputée pour être très aisée, à cette heure de la nuit, pas une voiture, pas un taxi, même pas une personne à pieds, ils ont, donc, fait quelques kilomètres, discutant et fumant cigarette sur cigarette, jusqu'à ce, qu'enfin, un véhicule s'arrête près d'eux, camionnette noire et blanche de laquelle sont sorti quelques policiers, armes au poings, leur demandant leurs papiers et ce qu'ils faisaient dehors à cette heure de la nuit, après quelques explications, les policiers ont eu la gentillesse de les faire monter dans la camionnette et de les emmener à la station de taxis de la gare de Rueil-Malmaison où, par chance il y avait 2 ou 3 voitures qui attendaient des éventuels clients d'un train qui devait arrivé. Les trois amis sont donc monté dans une des voitures qui devait les "dispatcher" dans Paris. Ce qui fait qu'Andy est arrivé chez lui vers 4 heures du matin, crevé et sachant qu'il devait être, au plus tard à 9 heures pour prendre son service à l'Hacienda, cela ne lui restait que très peu de temps pour dormir, il se dit qu'à cette cadence il ne tiendrait pas longtemps. Alors, comme la fête se trouvait en forêt et que c'était l'été, il partit bosser avec une petite valise, des affaires de rechange, son nécessaire de toilette et, surtout, sa petite tente canadienne qu'il avait décidé de monter dans la forêt, derrière le resto et de ne pas rentrer chez lui, de manière à tenir le coup durant tout le temps des festivités. Il était prévu que Martine le rejoindrait le vendredi soir afin de constituer le "binôme" du weekend.
......Il a déja été dit que Andy avait monté sa tente dans la forêt, derrière le restaurant, mais à cette époque, bien que cela soit l'été, le temps n'était pas très beau et la nuit il faisait froid, aussi Andy eut une idée. Comme il avait vu que derrière l'Hacienda il y avait 3 ou 4 baraques en bois style cabanes de jardins, qui servaient à entreposer du matériel ou quelques marchandises, et qu'il y en avait une pratiquement vide, à part quelques tables et quelques chaises, il demanda à Monsieur Georges si il était possible d'y installer son matelas de camping pour y faire les nuits à l'abri du froid. Le patron lui dit qu'il lui mettrait 2 lits de camp et qu'il lui louerait la baraque 50 francs le reste de la fête (il aimait l'argent), Andy accepta, démonta sa tente, et dans la cabane, déplia une table et deux chaises et s'installa.
......Le samedi, Martine et Andy était en place pour servir leur "100 couverts". Alors que les autres binômes se partageaient la moitié des tables dont ils avaient la responsabilité, Martine et Andy, après avoir essayé ce système,  avaient décidé de travailler autrement, Martine s'occupait des commandes et des additions et Andy, muni de son plateau "torpilleur" et du ou des bons de commandes faisait le va-et-vient entre les tables et les cuisines, ce système leur faisait gagner un temps fou, ce qui leur permettait, quelques fois, de renouveller quelques places, servir quelques couverts en plus et donc gagner plus.
......Ceci, a duré quelques temps jusqu'à ce qu'il y ait une dispute entre Andy et Monsieur Georges, le patron. Sur leurs salaires, les serveurs devaient sortir 10 francs pour les employés qui nettoyaient la salle et les tables à la fin du service, ce qui en soit était assez normal, mais si les employés d'entretien prenaient volontier l'argent, ils avaient beaucoup de mal à prendre le balai et c'était Martine et Andy, le weekend ou Andy seul la semaine qui nettoyaient le rang. Un dimanche soir, donc après avoir rendu sa caisse et garder son salaire du jour, au moment de donner les 10 francs, Andy et Martine refusèrent, arguant du fait que c'était eux qui faisaient le travail et qu'ils n'avaient donc pas à payer des fainéants. Le patron se mit en colère et leur répondit que c'était comme ça et que si cela ne leur plaisait pas ils n'avaient qu'à aller ailleurs, ce que Martine et Andy firent aussitôt, ils prirent leurs affaires et partirent. Pour eux, la fête des loges était terminée.
......Andy y a travaillé une dizaine de jours et a décidé d'attendre 2 ou 3 jours pour se reposer avant de rechercher une autre mission d'extra.
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Andy Paname
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 09:04

QUARANTE-HUITIEME PARTIE : Anecdotes d'extra? "Maisons-Laffite"

......Après avoir fait quelques extras d'un ou deux jours, par-ci, par-là, Pierre le placier lui propose une place pour un mois dans une "auberge" à Maisons-Laffite" pas très loin de Saint-Germain, c'était, d'après le placier une bonne place, où le salaire était bon, où les employés étaient bien nourri, qualités qui firent Andy hésiter, car généralement, bon salaire et bon traitement étaient deux choses qui n'allaient pas ensemble, normalement, il y avait soit l'un, soit l'autre mais pas les deux à la fois, aussi il demanda à Pierre où était le "piège", le placier lui répondit que la mission durait un mois mais qu'il était logé, n'ayant que le lundi de repos. Andy rentre donc chez lui et en parle avec Martine qui lui répond qu'en ce moment le travail est assez difficile à trouver et qu'il ne fallait pas faire la fine bouche, elle travaillait tous les jours et avait, étant dans un quartier commerçant, elle aussi le repos le dimanche après-midi et le lundi, et que ce travail, malgré la séparation d'un mois leur serait profitable financièrement parlant, si bien qu'après avoir aussitôt téléphoné à l'auberge pour avoir l'itinéraire, Andy repartait avec sa valise pour un mois.
......L'auberge était un agréable établissement avec, devant, un bar et une petite salle de restaurant, ensuite la cuisine où la patronne officiait puis une porte qui donnait sur une grande cour arborée dans laquelle il y avait une dizaine de tables rondes, c'est dans cette cour qu'andy ferait son service. Et à l'étage quelques chambres et une chambre-dortoir pour le personnel de cuisine et d'entretien. Ce qui était agréable c'est que l'auberge donnait, devant à l'extérieur, sur des haras, des écuries, des terrains d'entrainement équestre et des villas de propriétaires de chevaux. Ceux-ci venaient rarement à l'auberge, sauf un, connu, qu'Andy servait de temps en temps, il s'agissait de monsieur Eddy Constantine qui habitait presque en face de l'établissement.
......Andy a été très bien accueilli par les patrons de l'auberge, le monsieur, lui a présenté la maison, le bar, le resto, la cave, la réserve et expliqué quel serait son rôle, puis ensuite il a été pris en main par la patronne, forte femme, très gentille et souriante lui a montré sa cuisine, bien qu'il n'ai rien à y faire, puis le local où se trouvaient les nappes, les serviettes, les couverts et tout ce dont il aurait besoin pour son service et enfin, la chambre dans laquelle il passerait ses nuits, les patrons avaient eu le tact de ne pas loger Andy avec les autres personnels, mais lui ont alloué une chambre de l'hôtel avec douche et lavabo, ce dont il était satisfait.
......Le service de salle était similaire à n'importe quel service ailleurs si ce n'est qu'il se passait dans une cour. Il y avait environ 3 mètres entre chaque table, ce qui laissait, largement, la place de circuler car c'était un service à la "française", les plats et les assiettes quand elles devaient être chaudes étaient apporté par Andy sur une desserte roulante, puis il garnissait les assiettes et les déposait devant le client. Bien que tout cela soit assez simple, ce n'était pas de tout repos, car le cour était recouverte de graviers déposé directement sur la terre, sur ce gravier les petites dessertes avaient du mal à rouler, il fallait à Andy un peu de force, de plus c'est très fatiguant de marcher pendant près de 3 heures sur du gravier, mais le pire c'est qu'au moment de la coupure, quand il est monté dans sa chambre pour se reposer, et qu'il a enlever son pantalon pour s'allonger, il s'est aperçu que ses jambes étaient noires de poussières jusqu'à moitié cuisses, il allait falloir qu'il ramène plus de linge de toilette. Mais pour tout cela, il était vrai que la nourriture des 3 repas était bonne et copieuse (il mangeait, avec et comme les patrons, et non seulement la patronne était bonne cuisinière mais en plus elle était "gourmet et gourmande" et le personnel mangeait comme les clients), et que le salaire était plus que correct à la fin de la journée.
......Le lundi matin, Andy se levait très tôt pour prendre le premier train qui l'emmenait sur Paris. Puis faisait de même le mardi matin pour être à l'heure à son travail. Les quelques 4 jours de repos où il est rentré chez lui n'ont pas été sans surprise, en effet le deuxième lundi, il sonne chez lui, Martine vient lui ouvrir et là, il reste bouche bée, sa compagne s'était faite teindre en blonde, pour la première fois Andy s'est, vraiment, faché après Martine, car on se souvient que ce qui lui avait plu en elle, c'est qu'elle était rousse, et il était hors de question qu'elle reste blonde et en plus pour Andy, cela ne lui allait pas. Apparemment elle l'a fait rapidement car le lundi suivant Andy a retrouvé une Martine rousse. Le dernier lundi où il est rentré chez lui, comme d'habitude, il monte au 2ème, sonne chez lui, attend et la porte s'ouvre sur une charmante jeune fille de 16 ou 17 ans lui demandant ce qu'il désire, surpris, Andy va d'abord au dessus de la cage d'escalier pour vérifier s'il n'est pas monté un étage en trop ou un étage en moins, mais non il était bien au 2ème, il répond donc qu'il est chez lui et à son tour demande à la jeune fille ce qu'elle y fait, c'est a ce moment que Martine est arrivé et a expliqué que cette jeune fille, viendrait à la maison s'occuper des enfants, si ils avaient des courses ou une sortie à faire et quelques fois faire un peu de baby-sitting quand ils sortaient le soir à un spectacle ou au resto.
......Les 2 ou 3 dernier jours de la mission, il y a eu pas mal de clients à l'auberge, si bien que Andy dû rendre sa chambre et s'installer dans la chambre-dortoir avec le reste du personnel. Heureusement qu'il navait pas été installé dans cette chambre dés le début, car il ne serais certainement pas resté le mois entier, cet endroit n'était pas propre et sentait la sueur et les pieds, il n'y a passé que deux nuits, ce qui était largement suffisant.
......La mission se terminant, Andy avait calculé, quand il rentrait chez lui, qu'il n'avait qu'environ que 3/4 d'heure de transport, aussi il demande à la patronne si il ne pouvait pas resté à demeure, celle-ci lui répond que c'était impossible car s'il avait bien gagné sa vie à cette période de l'été, le reste de l'année c'était différend, et la patronne donnait un salaire fixe, le serveur n'étant plus rémunéré par le service. Andy à bien comprit et est parti aprèsavoir bu un peu de champagne offert par les patrons pour le remercier.
......Voilà ! Andy allait se reposer un peu et retourner au bureau rechercher une mission ou une place à demeure.


Dernière édition par Andy Paname le Ven 23 Aoû 2013, 09:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 09:07

QUARANTE-NEUVIEME PARTIE : Anecdotes d'extra ! "Foire du Trône"

......C'était fin mars 1976, après avoir effectué quelques extras, dans différends établissements de Paris et de Banlieue, depuis quelques temps, le travail était calme et Andy, bien qu'arrivé de bonne heure au bureau de Pierre et Paulette, en repartait, comme beaucoup de ses collègues, vers midi sans avoir eût de mission, ne serait-ce que pour 1 service. C'est pourquoi, en même temps il recommençait à éplucher les journaux, spécialisés ou non. Un jour en revenant, bredouille, du bureau, dans le métro, il lut dans "Le Parisien" que les forains de la "Foire du Trône" étaient en train de monter leurs "métiers" et leurs stands, sur la pelouse de Reuilly dans le bois de Vincennes. Andy, demeurait toujours à Saint-Mandé, à environ 1/4 d'heure-20 minutes à pieds de la pelouse de Reuilly. Rentré chez lui, il a déjeuné et est tout de suite parti en direction du bois de Vincennes. Après avoir contourné le lac, il est rentré sur le site de la Foire du Trône, la plus grande fête foraines de France.
Beaucoup de gens, forains et ouvriers s'activaient à monter les stands et les manèges (métiers).
Bien sur, tout n'était qu'ébauches de ce que cela allait devenir, mais Andy espérait bien rencontrer quelqu'un pouvant l'aiguiller sur un boulot. Il ne restait qu'une semaine avant l'inauguration et l'ouverture de de la Foire. Allant de chantier en chantier, mais de préférence vers ceux qui deviendraient un bar ou une brasserie, Andy avait sa petite idée en tête, idée qui s'est vite concrétisé quand il a vu venir vers lui Monsieur Georges, celui-là même avec qui il s'était disputé l'année précédente à la Fête des Loges, celui-ci ne l'avait pas vu. Andy a ravalé sa fierté et est allé au-devant du patron de l'Hacienda. S'approchant de lui, Monsieur Georges l'a tout de suite reconnu et au lieu de le rabrouer lui a demandé ce qu'il faisait là, il avait tout de suite comprit que Andy cherchait du travail, ils ne parlèrent pas de ce qui s'était passé au Loges, Andy lui demanda si il avait besoin de serveur et il fut content d'entendre le patron lui dire; "Je sais bien comment tu travailles, soit ici demain matin à 8 heures", mais il a précisé; "la fête n'est pas ouverte, donc pour le moment il reste 5 jours de montage, tu aideras à monter la brasserie, tu seras nourri, repas, collations et boissons mais pas payé, tu te rattraperas dés qu'on ouvrira. Andy rentra chez lui, content de pouvoir bosser le lendemain.
......Le lendemain à 8 heures il était sur place et commencait à travailler au montage de la brasserie.
Après un bon café et des croissants, le voici en haut d'une grande échelle en train de fixer les éclairages-néons de l'établissement, tout autour de celui-ci, en une ligne continue, puis les blocs verts, obligatoires, indiquant les différentes issues de secours. Comme l'Hacienda des Loges, c'était un grand établissement en préfabriqué de bois, d'alu et de toile de tente, que certaines serveuses, elles aussi en haut de grandes échelles cousaient pour les relier entre-elles, ce n'était pas un boulot de tout repos, mais cela se passait dans une ambiance bon-enfant, et la bonne humeur. Ce travail dura donc 5 jours, jusqu'à l'ouverture de la fête, début avril.
......Les premiers jours de la fête étaient plutot calme pour la bonne raison que ce début d'avril était froid, pour ne pas dire glacial, la patronne restait assise devant une grosse soufflerie chauffante, et le personnel restait près d'elle quand il n'y avait pas de client. A cette période il se vendaient plus de chocolats chauds et de cafés que de bieres ou de jus de fruits.
......L'établissement portait le nom du patron et n'avait rien à voir avec l'Hacienda, c'était une brasserie et à part les sandwichs et les croque-monsieurs, la spécialité était, comme dans toutes les fêtes foraines, les frites et les saucisses-frites. C'était une grande salle avec à l'entrée un grand comptoir tenu par un serveur, avec derrière deux énormes friteuses derrière lesquelles officiait Monsieur Georges, dans la salle étaient disséminés 5 petits comptoir qui servaient à 5 serveurs ou serveuses à ranger leur matériel et derrière lesquels se trouvaient les caisses de bière, coca, orangina ou autres jus de fruits et eaux minérales. Chaque serveur avait la responsabilité d'un rang de tables pouvant recevoir une trentaine de clients, ce qui faisait environ 150 places assises dans le stand. En début de journée, le patron remettait à chaque serveur le même nombre de boissons, et le soir en comptant ce qui restait, il savait ce que le serveur avait vendu et celui-ci lui donnait le montant des consommations vendues en gardant les 15% qu'il avait gagné.
......Là, il n'y avait que Monsieur Georges et son épouse qui tenait l'affaire, leur fils Gilbert et leur belle-fille avait une autre brasserie dans la foire un peu plus grande et plus moderne, à part le toit qui était aussi en toile de tente, les murs n'étaient pas de bois, mais étaient constitué de grandes vitres d'environ 1 mètre 50 sur 3 mètres 50 ou 4 mètres.
......Une fois, Monsieur Georges a eut un malaise, comme Andy n'avait pratiquement personne dans son rang, il a aussitôt mit un tablier et a prit la place de son patron derrière les friteuses, comme cela a été fait d'un commun accord avec ses 4 autres collègues, ceux-ci ont décidé, comme il s'occupaient du rang d'Andy, de lui allouer un petit pourcentage de leur journée, afin qu'il ne perde rien. Il y avait une super ambiance dans cette brasserie.
......Un jour l'établissement a été "exceptionnellement" fermé aux clients de la foire. Ne croyez surtout pas qu'Andy s'est reposé ce jour là, au contraire, avec ses collègues, il n'ont jamais autant bossé. Ce jour-là était le jour du couronnement de la Reine de la Foire du Trône et de ce fait, la fête et le banquet des gitans (à savoir que la majorité des forains du Trône sont d'origine gitane).
Ces cérémonies ont été filmées par "France 2" et étaient commenté par Pierre Bonte et télévisé dans l'émission de Jacques Martin; "par le petit bout de la lorgnette". Tous les forains étaient présents, il y avait; les patrons de manèges, de stands de tir ou autres chamboule-tout, il y avait Marcel et Marguerite Martin, des "liliputiens", couple d'anglais ne faisant chacun pas plus de 60cm de haut, il y avait Madame Rita, la femme la plus grosse du monde, plus de 200 kilo, à laquelle les serveurs avaient 3 chaise et qui arrivait sur un grand fauteuil roulant spécialement fait pour elle, puis l'homme le plus grand, puis Jackson professeur de catch qui tenait un stand sur la foire, etc..etc.., cela a été une dure journée, mais personne ne l'a regretté.
......Puis, fin mai, début juin la foire a fermée. Un ou deux jours avant cette fermeture, Monsieur Georges a donné à chacun de ses employés 2 ou 3 heures dans l'après-midi pour qu'ils aillent se divertir dans diffèrends manèges ou tirs, les forains tenant ses métiers étaient au courant et c'était gratuit pour les employés de la brasserie (il faut dire qu'à cette époque, monsieur Georges était Président de la Foire du Trône). Et a commencé le démontage. Après avoir démonté tous les éclairages qu'il avait posé à l'ouverture, Andy a été envoyé par Monsieur Georges chez son fils, Monsieur Gilbert, pour aider au démontage de son resto. Le plus compliqué étant le démontage des grandes vitres, si bien qu'Andy commencant à dévisser le bas d'une de celles-ci et personne ne l'ayant prévenu que le haut était déjà dévissé, la vitre est tombé et a commencé à basculer sur lui, il était à genoux, et a fait un bond que jamais il n'aurait pu faire autrement, la vitre s'est éclaté sur le sol et s'est éparpillé en millier de petits morceaux de "verre sécurit". Andy a aussitôt été le dire à Monsieur Georges, qui s'est mit à crier qu'il aurait pu faire plus attention, que ces vitres étaient très chères, et qu'il s'attende à se faire disputer par Monsieur Gilbert, son fils, le propriétaire des vitres. Pas très fier, Andy est allé annoncer ce qui était arrivé et au lieu de lui crier dessus, Monsieur Gilbert lui a dit que ça pouvait arriver et lui a demandé si il n'était pas blessé.
......Puis, le démontage terminé, après une dernière coupe de champagne d'adieu, tout le monde s'est séparé, et est parti laissant vide et désolée la "Pelouse de Reuilly".
C'était le début juin 1976.
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MessageSujet: Re: L'itinéraire de Riri le p'tit parigot!   Ven 23 Aoû 2013, 09:10

CINQUANTIEME PARTIE : Anecdotes d'extra ! "Champ de Mars"

......Si le début d'avril 1976 à été froid, cela s'est vite passé et la chaleur du printemps est revenu pour devenir "canicule" l'été de cette année-là. Après 2 ou 3 jours de repos et quelques extras sans importance, suivant la Foire du Trône, Andy s'est retrouvé dans un établissement; "bar, brasserie, tabac, PMU" près du Champ de Mars, pour un remplacement tout le mois de juillet. C'était un travail classique de serveur, si ce n'était une plus grande fatigue dûe à l'énorme chaleur qu'il faisait sur Paris.
......Travaillant dans un PMU, tous les matins, en partant bosser, Andy regardait les pronostics des courses du jour et arrivé à son lieu de travail, il commencait par aller jouer 10 francs en misant 2 francs "gagnant-placé" sur 5 chevaux, le soir, il allait chercher ce qu'il avait gagné, cela n'était jamais "mirobolant" mais en moyenne, chaque jour, il doublait sa mise.
......Une fois, et une fois seulement, Andy s'est fait disputer par son patron. A cette période, la canicule était tellement forte que les debits de boissons regorgeaient de clients assoiffés, tant et si bien que les grossistes en brasserie manquaient de marchandise, il y avait pénurie de soda et autres eaux minérales, les patrons de bars et de restos ont été autorisé à se founir, dans la mesure des stocks, dans les grandes surfaces alors que c'était interdit, (les bouteilles de sodas ou d'eaux minérales des bistrots ne sont pas les mêmes que celles vendues aux particuliers), Andy, transpirant et "crevant" de soif à mis dans un très grand verre un peu de sirop de menthe et a rempli le verre avec l'eau qu'il y avait dans un seau de glaçon et a pratiquement tout bu d'un seul coup, son patron l'ayant vu, s'est mit en colère et lui a demandé s'il voulait "crever", il n'y avait rien de plus dangereux que de boire plein d'eau glacée par un temps pareil. Andy a tellement eu peur qu'il n'a jamais recommencé.
......Andy travaillait de 8 heures à 20 heures, sauf une fois. Tous les ans, le 14 juillet, il y a le grand "feu d'artifice" à la Tour Eiffel, et beaucoup d'établissements restent ouverts pour que les gens se désaltèrent après les festivités. Andy n'est donc pas parti à 20 heures et est resté pour le service spécial du soir. Après avoir dîné, il a préparé la mise en place pour l'arrivée des clients après le feu, il pensait faire seulement 2 ou 3 heures de plus, au maximum 4 et prendre son "dernier" métro pour rentrer. Mais surprise !... à 6 heures du matin, il servait les derniers clients, plus la peine de rentrer puisqu'il prenait le boulot à 8 heures. Donc, nettoyage des lieux, mise en place pour le service du midi, hyper petit déjeuner et reprise de la journée jusqu'à 20 heures. Ce fut une journée de 36 heures, à la différence que si dans cette place Andy gagnait une moyenne de 200 francs par jour, cette fois-là il est parti avec près de 1500 francs en pensant que cela avait valu le coup qu'il soit crevé.
......Fin juillet, sa mission s'étant achevée, Martine et Andy ont décidé de prendre quelques vacances. Un des frères de Martine ayant été en vacances dans le Limousin leur a donné les coordonnées et c'est ainsi qu'ils sont parti passer 3 semaines à "L'Auberge du lac" à Bessines-sur-Gartempe, village de Suzanne Valadon, la mère du peintre Utrillo. C'était, comme son nom l'indique, une auberge près d'un lac aménagé d'une petite plage. Andy et Martine y étaient en pension complète, passant plus de temps à se reposer qu'à autres choses. Chaque pensionnaire ou famille avait sa table attitrée pour les repas. Un peu plus loin d'eux se trouvait un jeune couple avec un petit garçon, un soir qu'ils dînaient andy et Martine dégustaient une glace, quand le petit garçon, qui devait avoir 4 ou 5 ans, s'est approché d'eux et apparemment voulait quelque chose, mais ils ne comprennaient pas quoi. Comme ils lui demandaient; comment il s'appelait, l'enfant ne répondait pas, Martine lui donnant un gâteau sec lui redemanda son prénom, la maman s'est alors levé et est venu chercher son fils en demandant à Andy et Martine de bien vouloir l'excuser, mais que son fils ne pouvait pas répondre car il était, hélas, sourd et muet. A compter de ce jour cette famille et Martine et Andy ont passé les vacances ensembles, ils prennaient leurs repas à la même table et sortaient ensemble. Le père du petit les a invité dans un restaurant d'une petite ville voisine pour son anniversaire, puis Andy à fait de même pour celui de Martine. Ensemble ils sont allé visiter Saint-Léonard-de-Noblat et en ont profité pour saluer Raymond Poulidor qu'ils ont vu faisant son jardin.
......Les vacances terminées, les amis sont rentré chez eux, mais ils ont continué à se voir pendant quelques temps.
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