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 La mort de la poupée princesse.

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karambarforever
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Date d'inscription : 28/08/2013

MessageSujet: La mort de la poupée princesse.   Mer 28 Aoû 2013, 00:49

Le vent vide se pavane de mon organe cœur à ma tête éteinte. Elle se promène avec pleins d’idées. Elle marche, elle ne s’arrête pas. Son passé tient sur ces joues humides. Je ne veux pas savoir ce qu’elles portent. Derrière leurs traces miroirs, je sais qu’il y a ton visage. Flou, raté, gribouillé. Entre mes lèvres pincées, j’ai la dernière séparation de nos lèvres. Sur mes mains croisées, j’ai ta peau cillonant ma paume. On ne peut pas en vouloir au temps, il nous tu. Il nous laisse nous promener, frôler l’air doux, dur, neutre, agité. Puis il s’en va, et reprend son souffle, pour d’autre. Je reste là, à  nous revoir. J’ai une amer sensation nostalgique que je commence à apprivoiser; C’est une boule au fond de mon ventre qui s’agite un peu. Elle danse avec ton sourire, tes regards, et ces quelques moments, un peu tendres, un peu courts. Elle a comme couverture, ta manipulation, ta trahison. Elle est aussi pierre, coton, tourbillon de guimauve et bout de bois pointu.

Alors, elle s’enfonce, se balance, me pique et me caresse, comme un petit livre pleins de rebondissements. Je ne la freine pas, je ne la frustre pas. Elle est dans son ruisseau avec ces roches en pic adoucit par le courant. Les formes se déforment, bougent dans un semblant d’immobilité. La chair frôlée dans une illusion passé. Claque à l’envers terminée en tendresse. Si tu revenais…mes genoux lâcheraient, ma fierté derrière mon ombre, ma poitrine secouée, découpée entre tes mains. Je te donnes un puzzle que tu as détruis, que j’ai voulu ranger. Il se soumettra à ta force et à ta bêtise. Mon corps,  jouet de tes caprices a fait le tour de tes désirs. Il est devenu petit, il a perdu de sa valeur, il s’est laissé maîtriser.

Tu as euthanasié la poupée princesse. Avant de te connaître, je rêvais. Dans ma tour d’espoir, la fillette attendait son prince charmant. Surprise, innocente, et avide d’amour d’enfant. Tes bras faux protecteurs, châteaux de papier autour de ma taille. Je peignais déjà un petit chemin jolie, pleins de baisers, et de rires. Les ronces m’ont griffé. Reproches insensibles, le sol glacé a fait glissé ta superficialité sur mon cœur. Les fossés d’herbes hautes qui me font trébucher ressemblent à ces mensonges enterrés que tu n’as pas osé dire. Par lâcheté, par peur. Je ne sais pas. Mais je ne regrette pas. Je t’ai laissé comme un drogué arrête la drogue, comme un alcoolique jette sa bouteille. Avec ma raison, pour une fois. Souvent cette machine est écrasée par le cœur. Tu l’a coloriée en gris. J’ai perdu le sens des « je t’aime ». Il s’est endormi. Il ne veut plus se prononcer. Il renonce.

Les souvenirs, reflet dans la rivière; j’éclabousse, et passant l’eau, j’y noie quelques soupirs et quelques larmes. Le rivage est brûlé. Les plantes sont timides, se cachent, pleine de pluie de honte. Elles ont bu des gouttes d’orage tristes. Contraintes par la soif, par la gourmandise. Elles hésitent à se fâner, elles hésitent à attendre encore le soleil. Les pétales abattus ont cette beauté de la fatalité. Courbé, souple, ils se replient pour nous offrir une plus belle salsa. Les oiseaux les cajolent, elles reçoivent des bisous sous des papiers brillants. On les habille avec des nœuds de soie. On les remuent en peignant sur le sol des histoires d’amour futures. On leur raconte la vie en couleur chaude. Elles se redressent, elles respirent.

Les cendres sont à leur pied. Le vent leur murmure que ces cendres-là, brisées avec une odeur de renfermé, il va les prendre, il va les envoler, il va les aimer et elles redeviendront un berceau de musique. Alors, j’ai surpris des bouquets se lever. Du rouge, de l’émeraude, du ciel, du blanc nuage, du jaune soleil, du camélia et du coquelicot. Fragile, dans une souplesse vécue, porté par un arrière goût de douleur, elles ont fait de leur vie, une chorégraphie. Il est éclot de leurs batailles, des mouvements sans haine. Je me blottit dans leur danse, j’oublie que je ne suis pas elle, que je ne sais pas bouger. Et je bouge, jusqu’à ne plus exister en moi, jusqu’à vivre en gestes, à disparaître en agissant. Emportée, sans être quelqu'un, sans être un être mais une part de ce monde vibrant de toute part.


Dernière édition par karambarforever le Mer 28 Aoû 2013, 09:16, édité 1 fois
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Fredy
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MessageSujet: Re: La mort de la poupée princesse.   Mer 28 Aoû 2013, 06:23

Sur le fond, rien à redire. Les sentiments sont bien exprimés et détaillés, on comprend facilement.

Sur la forme, quelques critiques :
- Un seul bloc pas très facile à lire, pas de paragraphes, pas de retours à la ligne.
- Orthographe et grammaire méritent une relecture et quelques corrections.

Mais on ne peut que t'encourager, Marion. As-tu d'autres textes à nous montrer ?

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Les religieux lisent un livre et prétendent tout expliquer.
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