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 Rêve ou réalité?

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andré plougardel
Invité



MessageSujet: Rêve ou réalité?   Jeu 21 Aoû 2014, 19:35

La ville de Grandvilliers était drapée de blanc. Une neige épaisse et coriace avait recouvert les toits des maisons donnant a celles-ci une apparence uniforme et fantomatique. Toute la ville dormait, comme assommée, plongée dans une profonde hibernation.
Le vent d'hiver soufflait. Tel un monstre invisible et inquiétant, il
expectorait son râle menaçant, un râle de phtisique, un râle de
vieillard. Parfois, une violente bourrasque faisait se soulever des paquets de
neige dans les airs et les plaquait violemment contre les murs des maisons.
Grandvilliers n'est plus tout à fait un village .C'est maintenant une charmante
petite ville de la province picarde. Comme beaucoup de ces grosses bourgades de la campagne française, Grandvilliers a son église, sa Grand-Place et sa mairie.
Le picard a un caractère bien trempé. Grand amateur de chasse, de cidre et
de bonnes tables, il a surtout la tête bien vissée aux
épaules. Il vous le confirmera: le seul ami au monde pour un picard c'est son
porte-monnaie. C’est toujours une leçon de vertu que de fréquenter quelques
jours ces hommes de labeur dont la valeur de l'argent n'est pas grand-chose
sans l'effort nécessaire pour l’acquérir. L’argent et la terre ne fait qu'un
pour un picard. Comme le sang et la sueur pour un normand.

Le comte de Mirambault et son ami Alfred
de Lambermesrine, deux amis de longue date, étaient retenus par la neige qui ne cessait de tomber à gros flocons .Piégés par la neige et par un vent violent
qui soufflait sans répit. On ne pouvait, de la petite fenêtre de l'auberge, ni
apercevoir le clocher de l'église qui était en face, à quelques pas, ni
distinguer la grande façade de la mairie de Grandvilliers. Seule, la grande
place que le chêne géant aux allures funestes, planté en son milieu et décoré
la veille et dont les branches habillées de neige s’agitaient dans tous les
sens, comme chargé d’épouvante et semblait se mouvoir tel un monstre
terrifiant, jetant dans l’espace gelé sa lumière blafarde, offrait un spectacle
surréel.
Le comte de Mirambault s’envoya une
gorgée de vodka orange et tapota sa pipe sur le comptoir pour en chasser la
cendre restée collée au fond du fourneau.
-Je crois, mon ami, que nous sommes bel
et bien prisonniers pour un bout de temps. Il faudra patienter. Cependant, il
faut vous avouer que je commence à angoisser.

En effet, la neige tombait sans discontinuer. Une neige lourde. Une neige dense.
Anxieux de nature, le comte de Mirambault haïssait les curés. Il était un grand sceptique devant tout ce qui pouvait paraître énigmatique ou mystérieux. D’après lui tout s’expliquait par les équations Il avait enseigné les mathématiques .Cette matière ,il l'avait enseignée a des générations d'élèves avant de prendre sa retraite de professeur de lycée. Il avait inculqué a ses élèves la foi en la raison et combattait toute forme d'obscurantisme qui pour lui était synonyme d’oppression et de tyrannie. Jean-Jacques rousseau était sa référence en philosophie. Pour lui ,Il n'y avait personne au-dessus de cet homme.Il était le digne héritier de l'anticléricalisme du début du siècle dernier et un adorateur du Siècle des Lumières.

Après un long silence, comme pour serattraper, il a jouta:
-Vous savez mon cher Alfred, toutes
ces histoires fantastiques qu'on raconte, je n'y crois guère. Je suis
d'un esprit rationnel, voyez-vous. Tenez, je vais vous faire un aveu: j’ai même
du sang picard dans mes veines. Une parente du coté de ma mère, originaire de Poix. Donc, voyez-vous, rien ne me fera changer d'avis. Mais je vois que vous brûlez de me raconter votre histoire.
-Oui, mais si c'est pour vous moquer de moi, je renonce définitivement à me
ridiculiser devant vous, ni devant aucun autre auditoire.

Mais avant de vous raconter mon histoire, permettez-moi de vous en raconter une autre en guise de préambule et qui n'est point sans rapport avec la situation dans laquelle nous sommes, comme vous dites, pour un bout de temps.
C'était un vendredi soir, un vendredi d'hiver, au sortir d'une soirée de poker
entre amis. Je rentrais chez moi à Beauvais. L’enfer s'était abattu là où on ne
l’attendait pas. Un enfer blanc. Un paradis, aurais-je dit, si l'homme moderne
que je suis n'était point affaibli par trop de "modernité». Il est vrai
que de la voiture, l’enfer était dehors. Mais sitôt le véhicule
immobilisé, ayant pris le risque de m'aventurer sur la neige ouatée, cet enfer
se muait en un paradis. Un paradis du silence. C’est alors qu'un bienfait vous
saisit d'un seul coup. Une paix, une paix sereine vous caresse les sens. Tout
s'arrête. Le temps s'arrête. Le bruit du monde s'arrête. La fureur de l'homme
moderne disparaît. Un silence sépulcral vous pèse et vous pénètre. On aimerait rester là, au milieu de ce paysage infini et dense. On aimerait tant jouir pour l'éternité de cette offrande qui se déverse comme un déluge. Un déluge de bonheur quoi! Une sérénité vous prend d'un coup et qui vous allège l'âme. L’espace se réduit à quelques mètres. Il n'y a que vous et cette neige qui tombe...qui tombe...qui tombe. J’étais au milieu de nulle part. La
campagne noyée dans cet océan lactée et ne faisait qu'un avec le ciel. Je
regardais ce déluge de silence. Je l'embrassais des yeux pour m'en imprégner au maximum, pour en sentir la profondeur et en découvrir le mystère peut- être. Je serais resté là une éternité. J’étais bien. Alors que je décidai de rejoindre ma voiture, une angoisse soudaine me prit. L’angoisse d'un piège dans lequel je venais de tomber: j’étais enlisé. Impossible de bouger ma voiture. J’entrepris plusieurs tentatives pour me dégager, mais en vain, toutes se soldaient par un échec. J’étais condamné à passer la nuit dans ma voiture. Une nuit de cauchemar peut-être m'attendait. J’étais seul, coincé au milieu de la nuit, sans le moindre repère sous cette neige dense qui continuait a tomber indéfiniment. Je m'enfermai dans ma voiture. J’adaptai mon habitacle aux exigences du moment. Ma voiture était devenue, l’espace d'une nuit, un hôtel, au confort rudimentaire, certes, mais chauffé mais pour combien de temps?.Cette neige qui était une amie était devenue une menace sérieuse. J’étais seul dans ma voiture.Seul ,avec la nuit pour toute couverture.

Il était 8 h, le lendemain matin lorsque je fus réveillé par des cris de corneilles. Il avait neigé toute la nuit. Le paysage frappait par sa
pureté soudaine et glaciale. Un paysage devenu clair, limpide, recouvert d'une
épaisseur blanche immaculée. Le spectacle était éblouissant. Le ciel était
bleu, d’un bleu pur et sans nuage. Il me semblait être le premier à découvrir,
aux premières heures du matin, ce paysage que la nuit avait transfiguré et
magnifié. La campagne était plate, pas un seul arbre n’a l’horizon. Il faisait
froid. Tout était absolument silencieux. On entendait à peine le croassement
d’une nuée de corneilles là-bas, au loin, au milieu d’un champ. Sans doute
affamées, elles creusaient le sol gelé de leur bec long et robuste, à la
recherche de quelques vers de terre providentiels. C’est la galère pour ces
oiseaux des campagnes a l’allure ingrate qui doivent se débrouiller dans le
froid glacial pour trouver leur subsistance et parfois subir sans broncher les caprices de la nature. c’est un vrai plaisir d’entendre le cri d’une corneille pendant la saison morte. La complainte de la désolation. C’est alors que le souvenir d’un sac de pain perdu qui trainait dans le coffre de ma voiture me revint en mémoire. J'aime ces lieux de solitude
extrême, loin du monde,loin des hommes, loin de tout. Comme une mer de lait
avec le même silence. Un silence ponctué de cris d’oiseaux. Ces lieux
familiers, ces lieux de solitude ou presque en communion totale avec la nature.
Ces moments d’absolu idéal pour se poser les questions que l’on ne se pose pas ailleurs, ces questions intimes et métaphysiques, le rendez-vous des instants rares pour l’introspection qui agissent en nous comme une thérapie. Au loin, à l’horizon, une maison de fermiers laissait échapper un panache de fumée. Un petit coin de cheminée serait un coin de paradis. Quel bonheur de sentir l‘odeur de bois brûlé, le plaisir à écouter crépiter un feu, le contentement du corps a sentir la chaleur vous pénétrer. Un plaisir gratuit. En attendant,place à la contemplation. La beauté de cette nature transformée, embellie par la magie de l’hiver. Un moment unique peut être, car la neige se fait rare de nos jours. Alors pour une fois, je pris le pain perdu que je distribuai a ces diables de corneilles dont peut être la survie de l’espèce dépendait de moi. Une manière aussi de remercier cette nature de m’avoir offert un spectacle sans qu’il m’en coûte. Une corneille passa en poussant un croassement qui se perdit dans l’espace, sans doute pour me remercier de ma sollicitude.La nature a ceci de mystérieux et de paradoxal qu'elle peut vous offrir ce qui a de meilleur comme ce qu'il y a de pire.Elle ne vous prévient pas de ce qu'elle vous apporte. C’est à prendre ou à laisser. C’est à celui qui aura la culture adéquate pour déchiffrer la beauté des choses. Ici, la nature et la culture sont intimement liées l'une à l'autre.

C'est souvent dans des situations
extrêmes, lorsque l'on voit venir sa dernière heure arriver, que l'on repense
de manière instinctive à d'autres situations similaires qui vous reviennent en
mémoire brusquement, sans que l'on s'y attende. Une histoire toute aussi
angoissante et terrifiante.

C'est une de ces histoires que je vais
vous raconter.

Le comte de Mirambault alluma sa
pipe après l'avoir bourré d'un bon tabac frais, avala une gorgée de vodka.
C’est un homme fort de corpulence. La soixantaine bien frappée, Une calvitie
partageait le haut de son crâne, laissant deux mèches symétriques au-dessus de
chaque oreille.

Alfred de Lambermesrine et le comte se
connaissaient depuis le lycée. Le surnom de comte était une initiative de son
ami Alfred. La noblesse du comte n'avait rien de réel, Mais il est de coutume
de trouver des surnoms à ces âges-là, celui de comte était resté. Cela aurait
pu être baron. Adolescents, on aimait s'inventer du sang bleu, un quartier de
noblesse, Soit par provocation ou par désir de plaire aux filles .

Alfred de Lambermesrine reprit :

C'était un 15 août, vers la fin des
années soixante-dix. C’était une année où il avait fait chaud, très chaud.je me
souviens comme si c'était hier. Une journée mémorable. J’en ai encore des
frissons dans le dos. La peur. Une peur bleue. Une de ces peurs qui arrive une
seule fois dans toute une vie et qui vous marque à jamais. C’est comme une
cicatrice gravée dans la peau et qui ne vous quitte jamais.

J'étais en vacances chez des amis dans un village du sud de la France. Un
village comme celui-ci. Si ma mémoire est bonne,il s'appelait d'ailleurs
Grandvilliers, comme celui dans lequel nous sommes retenus. C’était un charmant
petit village tranquille comme il en existe beaucoup dans certaines régions du
sud de la France, un village blotti entre deux flancs de collines, entouré par
une vaste forêt, une forêt dense d'où l'on pouvait entendre la nuit le
hurlement des derniers loups d'Europe. SISTERON était a une quinzaine de
kilomètres.

Comme chaque année, je descendais en voiture en lambinant du mieux que je
pouvais. J’étais en vacances...et comme chaque année, j’étais reçu avec la même
chaleur, la même hospitalité par ces hôtes d'une espèce rare. Ces gens simples
qui font la France profonde et dont les mœurs pures, constantes et sans ambages
font en sorte que c'est toujours un plaisir d'en partager le quotidien, ne
serait-ce quelques jours dans un cadre champêtre et idéal, loin de la fureur de
ces fourmilières que sont les villes et de ces insectes bourdonnant et suant
que l'on nomme les hommes.

IL y avait à quelques enjambées du village le marché aux bestiaux. Il se
déroulait comme chaque année à la même époque. C’était peut-être le seul moment
dans l'année ou les gens du village venaient vendre leur bétail en espérant
faire quelques affaires. Tout le monde se voyait, se côtoyait. On trinquait au
milieu des cris et des odeurs de bouse de vache et les vendeurs comptaient,
argumentaient, persuadaient l'acheteur potentiel, dans un brouhaha sympathique.
Bref, une plongée dans le tumulte et la poussière des temps anciens. Et cela
durait ainsi toute la journée. Au crépuscule, alors que tout la foule se
dispersait et s’apprêtait à partir, au moment où seule l'odeur du fumier de
vache semblait encore incrustée dans les narines, je déambulais encore parmi
des tonnes de muscles parmi ces vaches à viande grotesques et gigantesques qui,
une seule de cette race, pourrait nourrir tout un village, tout un peuple et
qui constituaient le clou du spectacle. C’est un peu las, de la fatigue et du
plaisir plein les yeux que je me décidai à rentrer. Le jour commençait à
tomber. Le soleil envoyait encore ses dernières lueurs rouge sang. J’étais sur
la route du retour, seul au volant de ma voiture.il faisait sombre. Une fatigue
sourde, lourde et tenace m'envahissait à tel point que je m'arrêtai sur le
bas-côté de la route. La tombée du jour s'était accélérée, il faisait a présent
nuit et j'étais seul et pas très rassuré. Pas une voiture ne passait.la route
était déserte.

Quelque chose de difficilement palpable flottait dans l'air pesant et lourd, comme
l'angoisse d'un drame. J’étais comme vidé d'avoir trop marché, trop mangé et
trop bu peut-être. J’étais perclus de fatigue. J’allais tomber droit dans les
bras de Morphée, lorsque soudain...

J'étais comme paralysé par la peur. La chose inconnue se manifesta par une
brillante lumière qui m’aveugla. Une lumière blanche très intense qui éclaira
le paysage alentour, une lumière froide qui descendait lentement,
progressivement pour laisser apparaître une forme solide, géométrique qui
continuait à descendre. Que faire? Etant incapable de bouger, de faire quoi que
que soit. Tétanisé par cette apparition, par cet événement soudain que je ne
m'expliquais pas. Je fixai de ma voiture, impuissant l'engin qui maintenant
atterrissait a quelques mètres de moi. Je m'étais habitué a la lumière blanche
qui laissait apparaître maintenant une forme géométrique aux contours bien
définis. Une forme circulaire qui surmontait une base triangulaire peut être
équilatérale et dont une lumière en forme de cierge jaune éclairait chacun des
angles. Il me semblait,par ailleurs, qu’un sifflement a peine perceptible
accompagnait l'atterrissage de ce qu'il me semblait être un vaisseau venu
d'ailleurs. Oui , on aurait dit comme le bruit un ventilateur. J’étais toujours
paralysé par la peur. Je sentais mon cœur battre la chamade, prêt à exploser.
Je pouvais a peine respirer. Je pensai à ma dernière heure, à un enlèvement
pour une planète inconnue et d’où je ne reviendrai peut être jamais. Mon
imagination faisait la part belle à tous les scénarios invraisemblables, ne me
fixant sur aucun. Je me voyais déjà en haut de l'affiche sur une planète
inexplorée ou les morts terrestres ressuscitaient par millions, une planète ou
les trépassés d'ici-bas étaient en quelque sorte recyclés, comme on donne une
seconde vie a des objets usés. Je me voyais en artiste célèbre que j'ai
toujours rêvé d'être. J’étais adulé par les femmes. Je couchai aussi bien avec
NORMA JEAN que la femme du Neandertal ou la Vénus Hottentote... ...Bref, je
m’accaparais toutes les femmes passées, présentes et à venir. Mes
fantasmes avaient trouvé là un terrain de prédilection que tous les héros de la
littérature érotique m’eussent envié certainement. J’étais un Dom Juan soumis à
aucune contrainte, ni morale ni sociale. Mes penchants sexuels avaient trouvés
là un Eden inespéré. Le monde était un vaste supermarché ou il ne fallait que
tendre la main. Une société de consommation des sens et des désirs. Je côtoyais
les révoltés du Bounty,Klark Gable et Humphrey Bogart étaient devenus mes
potes...Les grands mystères de l'histoire se dévoilaient enfin à ma soif de
connaissance. Le père biologique d'Alain Delon...L'oiseau blanc de Saint
Exupéry ...Je me baignais dans le magma intense de mon imaginaire. Un
imaginaire sans aucune limite, loin des lois et règles humaines. Il n'y avait
pas de permis à points au bonheur. J’étais enfin heureux. J’avais trouvé le
bonheur universel. Oui j'avais échappé aux humains. Mais ,quelque chose me
taraudait, me persuadait que l'on échappait point aux humains. L’enfer vous
attirait comme un puissant aimant. Il était là ,prêt à vous happer comme une
vague géante a la moindre inattention. Cet enfer spécifique aux humains était
là, prêt à vous rattraper. Je me mis à fuir, a fuir le plus loin possible. Mais
c'était impossible. Je me débattais. Je refusais d'entendre ce bruit, d’écouter
cette voix qui me parlait, qui m'assourdissait...

On frappa a la vitre de ma voiture.Je
fus réveillé brusquement avec un mal de crane. Deux hommes en uniforme me
faisaient des signes que je ne comprenais pas. En fait, je m'étais enfermé dans
ma voiture. Étais-je mort, mangé par l'enfer des hommes? Ou étais -je encore
sur cette planète sublime? Suis-je recyclé comme une huile de vidange? Tout se
brouillait dans ma tête. Je décidai d'ouvrir la vitre d'un geste machinal. L’un
des hommes me salua :

-bonjour monsieur, gendarmerie nationale!

au même moment ,en ouvrant la porte un bruit de verre se fit entendre: une
bouteille de vodka tomba sur le bitume et se brisa en mille morceaux, ne laissant
à la maréchaussée aucun doute sur mon état de la veille.

Quant a moi , j'étais désormais certain d'une chose :la maréchaussée comme la
bouteille de vodka n'était point de la matière recyclée. Une pensée chagrine me
ramena à moi-même, m’effleura l'esprit: combien me restait il de points sur mon
permis de conduire?

Le comte de Mirambault qui regardait par la petite fenêtre donnant sur la
place, remarqua que la neige avait cessé de tomber. Le vent s’était affaibli.
Un énorme squelette se dressait à présent devant lui, sur cette place
recouverte d’un linceul immaculé. C’était le chêne ,demeuré là à sa place ;il avait recouvré une apparence plus familière, rassurante. Le vent
avait débarrassé la neige de ses branches. On pouvait à présent remarquer les
vagues contours de l'hôtel de ville ainsi que le clocher de l'église.

Le comte ralluma sa pipe ,s’envoya une
autre gorgée de vodka orange et déclara :

-Mon cher ami, les années soixante-dix, le soleil de juillet, les champs de
blé, les coquelicots, je veux bien .Mais
le permis à points certainement pas .
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Fredy
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MessageSujet: Re: Rêve ou réalité?   Jeu 21 Aoû 2014, 20:09

A lire en prenant le temps. J'y reviendrai.

_________________
Les scientifiques lisent des tas de livres et disent ne rien savoir.
Les religieux lisent un livre et prétendent tout expliquer.
Dans la tête à Frédy
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max
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MessageSujet: Re: Rêve ou réalité?   Mer 27 Aoû 2014, 11:51

Pas mal ce texte ,on rêve tous!
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MessageSujet: Re: Rêve ou réalité?   

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