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 4) THEATRE (Texte versifié) ACTE 1/5 / SCENE 4/22

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Guy Lafosse
Bavard


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Age : 24
Localisation : Sud de la France (Près de Béziers)
Date d'inscription : 02/12/2016

MessageSujet: 4) THEATRE (Texte versifié) ACTE 1/5 / SCENE 4/22   Ven 31 Mar 2017, 09:14

ACTE PREMIER
                                          SCÈNE IV
 
                                   ANAEDE, APOGENE
 
 
 
                                            ANAEDE
Apogène, si un projet abouti a son point de perfection
Je pense que le votre peut vous faire gagner l’élection.
A condition, bien sûr, de faire valoir votre point de vue,
Car, je sais que Cybère n’attend rien de votre entrevue…
 
                                            APOGENE
Rassurez-vous, ce n’est pas parce que le sien manque de fond,
Que je vais me contenter de compter les mouches du plafond…
Aurais-je confirmé à Cybère mon désir de deviser
Si j’avais la tentation de m’en repartir diviser ?
 
                                              ANAEDE
Cela dit, pour qu’efficiente soit l’action gouvernementale
Ne pensez-vous pas qu’un accord à minima est fondamental ?
 
                                            APOGENE
Anaède, l’homme d’aujourd’hui sucrerait-il ses plaisirs
Si avides et gourmands n’étaient pas ses propres désirs ?
J’espère que vous devinez que l’idée de ne vous plus voir,
Est, pour moi, un évènement que je ne puis concevoir ?
 
                                            ANAEDE
Bien que je ne doute pas que grande serait votre affliction,
Reste que la chose politique n’est autre qu’une malédiction…
Parlant Élysée, si je n’ose vous montrer la peur qui me gagne
C’est parce qu’il n’est pire mal que de quitter sa natale campagne.
 
                                  APOGENE dubitatif
Votre déclame ne m’éclaire pas sur que Cybère a convenu.
Disons qu’une énième bévue serait on ne peut plus malvenue.
 
                                          ANAEDE
Ignorant tout de ce que vous et mon époux avez à convenir,
Ai-je besoin de préciser que de vous dépend l’avenir ?
 
                                         APOGENE
La querelle du moment vous serait-elle inconnue ?
 
                                         ANAEDE
Connue ou pas connue, moi, j’ignore tout de son contenue ?
Par nature, n’écoutant que les rumeurs forcément disconvenues,
Cybère vous pense toujours responsable de ses déconvenues.
 
                                         APOGENE
L’icelui qui me juge responsable du fossé qui se creuse,
Est le même qui nie que la France à besoin de mains vigoureuses.
 
                                           ANAEDE
Ne pensez-vous pas que l’on trouvera celui que l’on n’a pas,
Le jour où l’on fera fi du haut pour voir ce qui se passe en bas ?
 
                                         APOGENE
Est-ce à dire que le président proclamé ne sera ni Cybère ni moi ?
 
                                         ANAEDE
Homme honnête peut-il victoire gagnée sans ruses ni larmoies ?
Aurais-je dit que vous étiez homme qui plus donne qu’il ne reçoit,
Si je ne savais pas que raconter n’importe quoi ne va pas de soi.
Aussi, convaincue que vous ferez un excellent dirigeant,
Il va s’en dire que vous aurez le vote de milliers de gens…
 
                                        APOGENE
Pour ce qui est du motus bouche cousue avec votre époux,
Souhaitez-vous que je m’en reparte avec un consensus mou…
 
                                         ANAEDE
Pour ce qui, publiquement, vous concerne, cher Apogène,
Je pense que la fibre gagnante est inscrite dans vos gènes.
Est-ce de ma faute si le fait politique nous accapare,
Et si nombre de nos fidèles amis fuient de toutes parts.
Vous qui m’aviez promesse fait de ne me jamais décevoir,
Quel mal ai-je fait pour que vous ne me vinssiez plus voir ?!
 
                                         APOGENE
Anaède, je ne sais que répondre ni que dire à votre jette face,
Sinon que dans mon esprit jamais beau souvenir ne s’efface.
 
                                          ANAEDE
Qu’est devenu celui qui, à mes côtés, se voyait bien vieillir
En disant que j’étais une fleur que plaisant serait de cueillir ?
 
                                        APOGENE
Anaède, pensez-vous vraiment que cet aveu a vraiment disparu ?
Ce jour d’hui, pour voir, combien de lieues n’ai-je pas parcourus…
 
                                        ANAEDE
N’avez-vous pas dit que j’étais une perle ardente sortie de son étui,
Que pareille beauté est un met qui se déguste de jour comme de nuit ?
Le voudrais-je que je ne pourrais oublier l’effacé trouvère
Qui sauva une jeunette prisonnière des rigueurs de l’hiver ?
 
                                      APOGENE
Amie, vous seule avez fait la femme que vous êtes devenue
Dire le contraire, serait à mes yeux, fort mal venu.
                               

                                       ANAEDE
Dans un temps déjà loin, près de vous et loin de mon papa,
N’avez-vous pas choisi pour moi celui que je ne connaissais pas ?
Pour me le faire aimer ne m’avez-vous pas dit que ce bel esprit,
De moi, de mon hardiesse et de mon frais minois était fort épris ?...
 
                                       APOGENE
Anaède, si je ne sais que répondre à ce que vous me dites-là !
Admettez que ce n’est pas moi qui, sous vos fenêtres cent fois défila…
 
                                       ANAEDE
Qui a souhaité qu’entre Cybère et moi une alliance se noue ?
 
                                      APOGENE
Enfin ! Qui de vous ou de moi à reçu le baiser de l’époux…
 
                                       ANAEDE
N’avez-vous pas aidé une oiselle dont l’émoi fut précoce
Et dont l’agitation s’en fut au premier matin de ses noces ?
N’avez-vous pas dit qu’épousailles sans que naisse d’enfants,
Était refuser à la femme le plus beau des diamants ?
 
                                     APOGENE
Anaède, si vous regrettez de n’avoir pu perpétuer l’usage
Consolez-vous en interrogeant votre engageant visage,
S’il ne se souvient plus des baisers que Cybère y déposa
Il n’a pu oublier que sur lui, son regard, aussi, se posa…
 
                                      ANAEDE
Cher ami, si depuis mon alliance rien ne manque à mon décor,
C’est parce que la liste est longue de ce que je vous dois encore.
 
                                    APOGENE
Assuré que l’affection qu’il vous portait était sans déviance,
Qu’ai-je fait d’autre que ce que me dictait ma conscience ?
Anaède, parlant de Cybère, celui-ci a-il été contredit  
Lorsque, fou d’amour, par plus de dix sept fois il a dit,
Que vous êtes semblable à la rose dès lors qu’on l’arrose,
Et, qu’aimer et l’en bien parler est dans l’ordre des choses.
 
                                     ANAEDE
Ne lui avez pas soufflé que baiser mal donné n’est pas gage d’amour
Et que qui trop s’enamoure ne parvient pas toujours à faire sa cour ?
 
                                   APOGENE
J’avoue avoir dit que cet ami, franc de port, était le meilleur,
Que, même  loin d’ici, pareil parti, n’existait pas ailleurs…
Me reprochez-vous d’avoir fait d’un perdant un vainqueur,
Avant même que je ne sache vers qui pencherait votre cœur ?
Si j’ai grossi les vertus d’un Cybère qui, d’amour, vous aimait,
C’est parce que je redoutais que vous ne l’aimassiez jamais.

                                  ANAEDE émue
Apogène, en l’instant, il n’importe de vous bien recevoir,
Puisque fière je suis qu’à ma table vous daigniez vous asseoir.
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